Le visiteur du jour : Lazaro polledo Mesa, ambassadeur de Cuba

12 septembre 2017 8 h 54 min0 commentsViews: 36

Vêtu d’une guayabera immaculée, M. Lazaro Polledo Mesa, nouvel ambassadeur de Cuba à Djibouti, est arrivé hier dans nos locaux où il a été reçu par le directeur de la Rédaction. Taille moyenne, petite quarantaine lisse, l’homme est affable et sympathique comme presque tous ses concitoyens. D’emblée, il nous fait remarquer que nous ne parlons pas assez de son île dans nos colonnes alors que nos deux pays entretiennent d’excellentes relations. Après avoir été pendant quatre ans à la tête de la chancellerie cubaine en République démocratique du Congo, M. Polledo Mesa a été rappelé à la Havane où il a travaillé pendant un an  au ministère des Affaires étrangères avant d’être nommé à Djibouti.  C’est comme ça à Cuba : un diplomate en poste à l’étranger  ne peut pas être affecté dans un autre pays sans être appelé à servir pendant un certain temps au ministère des Affaires étrangères.  Autour d’un café, nos discussions avec l’ambassadeur cubain ont été chaleureuses et fraternelles car les Cubains sont ainsi : chaleureux et fraternels.  La coopération bilatérale, notamment dans les domaines de la santé, du sport et de l’agriculture ainsi que la formation dont bénéficient les Djiboutiens dans les universités cubaines, la visite effectuée par le président djiboutien à Cuba ainsi que les perspectives d’avenir ont été évoquées, sans oublier l’ouragan qui a ravagé l’île. « Vous savez, nous sommes habitués aux ouragans et nous avons les moyens humains et matériels d’y faire face », dit l’ambassadeur Tolledo Mesa. Mais c’est l’embargo américain, que les Cubains appellent un blocus, qui, selon l’ambassadeur, fait plus de torts à l’économie cubaine.

« Imaginez que j’achète une Toyota, c’es-à-dire une voiture japonaise dont certaines pièces du moteur sont d’origine nord-américaine, alors je ne peux pas les acheter car cela tombe sous le coup de cette loi », soupire-t-il. Aussi stupide que cela puisse paraître, il en est ainsi depuis plus de 50 ans. Amie des Cubains mais aussi des Américains et de toutes les nations du monde, exception faite des pays qui pratiquent le terrorisme d’Etat comme Israël, ce nain tyrannique et puissant, la République de Djibouti est fière de compter l’île cubaine parmi ses partenaires. Cette année, les étudiants djiboutiens inscrits dans les universités cubaines sont au nombre  de 120. A ce sujet, l’ambassadeur cubain est plutôt fier, comme l’était son prédécesseur Sadin Tassé, de citer l’actuel ministre de la Santé, le Dr Djama, formé à Cuba, comme le symbole de cette coopération réussie. Cette année, le nombre de coopérants cubains à Djibouti est estimé à près de 190. Il s’agit de médecins, d’ingénieurs agronomes et d’entraîneurs sportifs. « Ils sont très bien accueillis par la population et le climat leur convient parfaitement », dit l’ambassadeur, tout en sachant que le rude climat djiboutien ne convient à personne, sauf à nous autre et à nos dromadaires, entre juin et la fin août.  L’entretien se termine comme il avait commencé : dans la bonne humour. Et l’ambassadeur Tolledo Mesa prend congé de la Rédaction en obtenant de nous la promesse de consacrer des pages conséquentes à l’actualité cubaine.

ABS

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