UA/IGAD/EAC Renforcement de la Sécurité Régionale : Le « processus de Djibouti »

2 mars 2015 8 h 53 min1 commentViews: 210

La première réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité des pays de la région de l’Afrique de l’Est, membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) s’est clôturée hier en fin de matinée au Palace Kempinski.

Placée sous le haut patronage du chef de l’Etat, la première réunion des chefs de services de renseignements et de sécurité des pays de la région de l’Afrique de l’Est, membre de l’IGAD et de la Communauté de l’Afrique de l’Est s’est achevée hier au palace Kempinski.

Organisés par la commission de l’Union Africaine, les travaux de ces assises de deux jours ont regroupé le commissaire de la paix et de la sécurité de l’Union Africaine, Ismael Chergui, le secrétaire exécutif de l’autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) Mahboub Maalin, le ministre de l’Intérieur Hassan Omar, et le directeur de la sécurité nationale Hassan Saïd Khaireh.

Parmi les participants de cette importante réunion figuraient des représentants du Burundi, de Djibouti, d’Ethiopie, du Kenya, du Rwanda, de la Somalie, du Soudan, du Sud Soudan, de la Tanzanie  et de l’Ouganda.

Le centre africain d’étude et de recherche sur le territoire (CAERT), le comité des services de renseignement et de sécurité de l’Afrique de (CISSA), la mission de l’Union Africaine en Somalie (Amisom) ; la mission de l’Union Africaine au Mali et au Sahel (MISAHEL), l’Initiative de Coopération Régionale pour l’Elimination de l’Armée de Resistance du Seigneur ( RCI-LRA) , et l’Unité de Fusion et de liaison (UFL) ont également dépêché des délégués qui ont pris part au déroulement de cette rencontre.

La réunion, qui s’est clôturée hier au Kempinski, rentre dans le cadre de la mise en œuvre du communiqué de la 455ème réunion du conseil de paix et sécurité (CPS) de l’Union Africaine qui s’est tenue au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement à Nairobi au Kenya, le 2 septembre 2014.

Cette réunion a encouragé la mise en place de processus flexibles orientés vers l’action , en vue du partage du renseignement et de la promotion de la coopération sécuritaire au niveau régional, en s’appuyant sur les succès et les enseignements tirés des expériences de l’Unité et de Fusion et de Liaison , du Processus de Nouakchott sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne et l’initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de Résistance du Seigneur (RCI-LRA) .

Durant ces deux jours d’intenses travaux, les participants ont aussi examiné la situation en matière de sécurité dans la région , et ont analysé les menaces qui pèsent sur la région ainsi que les vulnérabilités qui rendent la région attrayante pour le terrorisme er la criminalité transnationale dans le but de s’entendre sur les mesures à prendre pour y faire face.

A cet égard, les participants ont partagé leur analyse de la situation , leurs expériences nationales et les mécanismes mis en place pour lutter contre le terrorisme et les autres défis en matière de sécurité dans la région .

Lors de la clôture de ces travaux, le commissaire de la paix et de la sécurité de l’Union Africaine Ismael Chergui,  a reconnu la nécessité de joindre les efforts de toutes les parties prenantes pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation des jeunes.

Par ailleurs, M Chergui, a mis l’accent sur la proximité géographique avec le Yémen, en proie à une montée en puissance de mouvances radicalistes et de la présence d’Al Qaida.

Dans ses propos, le commissaire de la paix et de la sécurité a tenu à remercier les efforts continus de l’autorité intergouvernementale pour le développement pour « harmoniser et donner une consistance à la lutte contre le terrorisme ».

Avant de conclure, M Chergui a mis l’accent sur le « Processus de Djibouti », qui tout comme le Processus de Nouakchott, tend à renforcer la coopération en matière de sécurité des pays de cette partie de l’Afrique de l’Est.

Le ministre de l’Intérieur Hassan Omar a de son coté déclaré que cette rencontre était l’occasion de faire le bilan des efforts entrepris au niveau des pays membres pour le renforcement de la coopération sécuritaire tout en mettant en lumière les besoins existants en termes de renforcement des capacités de nos services. Il a par la suite rappelé les nombreuses menaces présentes dans cette partie de l’Afrique, à savoir le terrorisme, les activités criminelles, la criminalité transnationale.

« Ces menaces que font peser les groupuscules terroristes et autres nébuleuses extrémistes sur nos pays respectifs nécessitent de notre part une vigilance accrue et une  détermination sans faille.»

C’est dans ce sens qu’il a déclaré  que « nos ennemis communs sont bien organisés et disposent d’une redoutable capacité de nuisance. Ils entretiennent entre eux des liens étroits et leurs activités criminelles couvrent une large palette d’activités notamment le trafic des  drogues, des êtres humains, le blanchiment d’argent ainsi que le trafic illicite des armes. »

Le ministre a ajouté qu’il était du devoir de tous de développer une coopération sécuritaire approfondie au niveau régional entre les différents services de renseignement et de sécurité.

La tenue de la prochaine réunion à Kampala, en Ouganda a également été planifiée à l’issue des travaux de la 1ère réunion des chefs de services de renseignement et de sécurité des pays de la région de l’Afrique de l’Est.

N. Kadassiya

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