Tribune : Quand l’Humanité fait contre mauvaise fortune, une mauvaise…presse.

21 janvier 2019 9 h 02 min0 commentsViews: 91

Dans un article du journal L’Humanité en date du 9 janvier signé par un certain Stéphane Aubouard et intitulé : «Corne de l’Afrique, Djibouti : Une centaine de morts entre afars et issas». Puis par une tritrologie méphistophélique, un sous-titre : «Le régime d’Omar Guelleh joue la carte ethnique et exporte le conflit en Éthiopie». De la Corne à Djibouti, on passe à un conflit en Éthiopie. Surprenant pour un journal «humaniste».

L’Humanité ? Un quotidien communiste français fondé en 1904 par Jean Jaurès, confronté aujourd’hui à d’importants problèmes de trésorerie.

Le journal a lancé le 20 décembre dernier, les Cahiers de la colère et de l’espoir, une « invitation » aux lecteurs à faire connaître leurs problèmes et leurs souhaits». Un appel aux dons pour faire contre mauvaise fortune mauvaise…presse ?

En Hexagone, tout quotidien sérieux possède ses spécialistes de l’actualité internationale. Mais pas l’Humanité qui pousse le ridicule jusqu’à recourir à un journaliste «spécialiste des questions sociales» (sic) pour informer sur la complexité d’une Éthiopie Fédérale en plein reconfiguration politique.

Comme c’est en Afrique, tout conflit est trop vite qualifié d’ethnique ou tribal. Pas besoin ou pas moyens de rémunérer un spécialiste.

Quant à écrire sur Djibouti, le quotidien communiste ne se donne même pas la peine de veiller au respect de l’éthique déontologique. Il a son trotskiste tropical en la personne de Mohamed Kadami et de l’appendice sous sa pesanteur nommé Ewado. Pauvre Humanité qui dans chaque article sur Djibouti se fait l’écho des mensonges et des élucubrations de leurs camarades torturés par le pugilat mental d’un discours hanté par les histoires-ressentiments.

Accuser le dirigeant djiboutien d’exporter «une stratégie de tension » en Éthiopie avec pour seule et unique source d’information, une « thèse développée» par des possesseurs d’agendas politiques où la motivation sur fondement ethnique remporte sur le projet de société et de l’État de droit? Quelle pudibonderie quand même de la part d’un journal thuriféraire du droit de l’hommisme!

Nous ne comprenons pas qu’une certaine négation colonialiste persiste à désigner les peuples d’Afrique comme étant fêlés et divisés ! Nous ne comprenons encore moins que des soi-disant exilés politiques puissent, à l’ombre de cette négation, parler au nom du peuple djiboutien et en même temps titiller les lignes ethniques et inciter au repli identitaire.

Ce peuple aujourd’hui est acteur de son destin et évolue dans un havre de paix où d’autres populations de la Corne d’Afrique viennent y trouver la sécurité qui fait défaut ailleurs dans la région. C’est pourquoi la situation qui prévaut dans ce grand pays voisin qu’est l’Éthiopie n’ébranle la paisible Djibouti.

Oui Alhamdulillah à Djibouti tout va très bien, contrairement aux mauvais augures du pseudo-défenseur des droits de l’homme Omar Ewado qui déclarait dans un entretien que «malgré les changements dans la région, rien ne bouge à Djibouti» (entretien du 13 novembre 2018 recueilli par le même journaliste des affaires sociales du même quotidien.

Notre quiétude n’empêche ni nos invocations pour le retour de la paix dans les foyers de nos frères voisins ni les messages d’apaisement du Président Ismaïl Omar Guelleh à l’adresse des autorités éthiopiennes avec qui il reste en contact permanent.

Voilà un dirigeant qui, tout en continuant d’accentuer les efforts tournés vers le développement de son pays, continue de prêcher la paix dans une région tourmentée par les conflits politiques et les attentats terroristes.

AMA 

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