Transport urbain et interurbain à Djibouti : Une volonté réformatrice se confirme

9 octobre 2018 7 h 42 min0 commentsViews: 100

Le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, a présidé  une réunion consacrée au transport urbain et interurbain, hier dans la salle de conférence de la Primature. La séance de travail y a regroupé quatre ministres concernés par la problématique du transport urbain et interurbain, la maire de la capitale, et un bon nombre de hauts fonctionnaires.

Dans ses mots introductifs, le Premier Ministre a souligné que la rencontre s’inscrivait dans le prolongement de la série de réunions sectorielles initiées par le Président de la République au mois de mai dernier. L’objectif visé par ce biais était de dresser le bilan de la situation économique et sociale du pays.

Dans cette optique, les principaux responsables de différents départements ministériels avaient présenté leurs réalisations. Ils avaient pris aussi des engagements afin d’apporter des réponses adéquates aux besoins essentiels des citoyens djiboutiens, et donc d’améliorer la qualité de leurs conditions de vie.

Il y a cinq mois, le Président de la République avait mis en exergue l’urgence de relever les nombreux défis qui se posent à notre horizon quant au développement humain durable sous les cieux djiboutiens. Et ce au regard des indicateurs sociaux qui sont disponibles. Le Président de la République avait alors confié au Premier ministre le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par les différents ministères à ce propos.

M. Abdoulkader Kamil Mohamed a saisi l’occasion de la réunion d’hier pour revenir sur ces recommandations. Parmi lesquelles figurent l’augmentation et la réorganisation du parc des véhicules de transports en commun (bus et taxi), la réglementation de la limite d’âge des véhicules d’occasion importés, l’établissement d’une licence professionnelle, et l’introduction d’une taxe carbone.

Autant de nouvelles orientations dont le rappel a valu au Premier ministre de donner la parole au ministre de l’Equipement et des Transports pour exposer les actions entreprises par son département ministériel dans divers domaines. Qu’il s’agisse de l’amélioration des dessertes urbaines, la réorganisation du transport urbain, ou du respect de la sécurité routière.

Evoquant d’abord les transports urbains et interurbains, M. Mohamed Abdoulkader Moussa a rappelé les textes de loi qu’il avait précédemment soumis à l’aval du Conseil des Ministres. Il a ainsi cité le  décret limitant les conditions d’âges de véhicules importés, et l’arrêté interdisant définitivement l’importation de minibus en République de Djibouti. Il a ensuite précisé que le Président de la République avait  fixé dans ce sens un cadre réglementaire sur la durée d’exploitation des véhicules en circulation. Ces textes ont été unanimement approuvés en Conseil des Ministres par l’ensemble du gouvernement. Un délai transitoire de trois mois à compter de septembre 2018 a même été fixé avant leur mise en application.

Toutefois, selon M. Mohamed Abdoulkader Moussa, il faut tenir compte de la situation de certains ménages djiboutiens qui tirent leurs maigres ressources de l’exploitation d’un seul minibus de plus de 15 ans et prévoir des mesures de compensation dans ce cas de figure.

« Sur le renouvellement du parc automobile, nous avons demandé l’établissement d’un registre électronique des moyens de transports », a poursuivi le ministre de l’Equipement et des Transports.

Avec la permission du Premier Ministre, le ministre a cédé le micro au directeur des transports le soin de faire un bref exposé sur l’enjeu et l’importance du registre électronique des véhicules de transport de personnes.

Dans sa présentation, le haut fonctionnaire a montré l’exemple d’un guichet et expliqué le processus d’inscription, une obligation pour tout propriétaire de véhicule de transport de personnes ainsi que la déclaration au préalable de son chauffeur. Une campagne de communication sera lancée réalisée afin de vulgariser ce système d’enregistrement électronique des véhicules en circulations sur nos routes. C’est dire qu’une volonté réformatrice se confirme dans le secteur des transports urbains et interurbains.

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