Soirée littéraire à l’IFD : Chehem Watta lance son dernier recueil de poème

29 novembre 2018 8 h 15 min7 commentsViews: 64

« Sur le fil ténu des départs »

Dans la soirée de lundi, l’écrivain et poète Chehem Watta a fait salle pleine lors d’une séance de dédicace et de présentation de son dernier recueil de poème « Sur le fil ténu des départs », œuvre illustrée par Patrick Singh et préfacée par Bernard Dumerchez, l’éditeur du recueil.  La soirée a été également l’occasion pour l’écrivain Alain Sancerni de présenter brièvement son livre « Rimbaud selon Harar », ou comment la ville d’Harar raconte le poète Arthur Rimbaud. 

Soirée littéraire à l’IFD

Le hall de l’Institut français de Djibouti grouillait de centaines de fans du poète. A croire que les amateurs de belles lettres s’étaient donné le mot pour venir à la rencontre de leur poète et écrivain préféré. L’occasion surtout de prendre possession de son dernier recueil de poème «Sur le fil ténu des départs » et avoir le privilège d’un petit mot personnalisé du poète.

Mieux encore, chaque œuvre achetée valait à son propriétaire une belle illustration en page de garde de l’artiste peintre Patrick Singh, une célébrité dans le monde artistique reconnu pour son travail sur la représentation de la figure humaine que l’on décrit souvent comme « un miroir de notre propre condition ».

C’est dire l’intérêt et la qualité de la soirée de lancement organisée par l’IFD qui a agrémenté l’événement d’une exposition des œuvres de l’auteur et d’un magnifique vernissage avec les toiles et les tableaux les mieux réussi de l’artiste-peintre. Tant et si bien que les recueils, les toiles et les œuvres exposées sont partis comme des petits pains à la fin de la séance de dédicaces.

L’Institut avait réservé le meilleur pour la fin. Le public avait rendez-vous avec Chehem Watta mais aussi, Alain Sancerni, Bernard Dumerchez et Jean-Dominique Penel, ancien professeur de lettres et philosophie, qui a marqué des générations de Djiboutiens. L’homme a en effet associé son nom au lycée d’Etat de Djibouti où il a exercé pendant près de vingt ans. Cette belle époque fut aussi celle du «Temps des Livres » rebaptisé plus tard en «Lire en fête », rendez vous annuel des Djiboutiens avec des gloires de la littérature francophone durant le mois de la francophonie.

Mais c’est la modératrice, Oumalkhaire Robleh Elmi, professeur de lettres-philo et formatrice au Centre de formation des enseignants de l’enseignement fondamentale (CFEEF), qui a d’abord volé la vedette à tous ces grands noms. Son entrée en matière si réussie a mis l’eau à la bouche à la salle Arthur Rimbaud, qui n’a jamais aussi bien portée son nom parmi ces poètes, amoureux et fans de proses et de vers.

La modératrice nous présente l’œuvre « Sur le fil ténu des départs », un recueil de poèmes dont le fil d’Ariane se construit autour d’un seul mot ; le silence. Au fil de la lecture, le mot dont la trivialité n’est qu’apparente, permet au poète d’exprimer toutes les émotions, les états d’âmes, la sagesse ou la colère qu’il peut recouvrir. Le silence est parfois synonyme de paix intérieure, de quiétude et de recueillement. Alors « Pourquoi déranger le silence ? » lance Mme Oumalkhaire à Chehem Watta, sur un ton inquisiteur.

Devant un public déjà ravi, le poète se lance « Comment parler du silence ? Comment le décrire? Comment partager l’expérience du silence ? » Le recueil commence fort avec ces quelques vers qui saisisse le lecteur. Pour Chehem Watta, le silence n’est pas l’absence de mots mais le retour sur soi-même. Appréciez plutôt !

 

« Je me suis souvent assis

au bord du précipice

écrire un poème en sang

délicat papillon en transe

dans un silence léger

avant la mort et ses syllabes

à l’oreille du monde murmurées ».

Le ton est donné dans ce poème introductif.

Et au fil de la lecture, on passe par toutes les émotions en déclamant goulument cette formidable mélopée du poète que Patrick Singh accompagne de ses coups de pinceaux qui sont un «miroir de notre propre condition humaine».

Sur le fil ténu des départs est le résultat de la rencontre d’un crayon et d’un pinceau dédiés à la peinture des âmes. Bonne lecture aux heureux acquéreurs et courrez pour vous procurer votre exemplaire à la libraire !

 MAS 

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