Sécurité régionale : « Le Président Ismaïl Omar Guelleh nous a grandement aidé à déjouer un vaste complot de déstabilisation de la région somali d’Ethiopie et de toute la Corne de l’Afrique »,déclare le Premier ministre Abiy Ahmed Ali

2 septembre 2018 10 h 00 min0 commentsViews: 84

L’info est de fraîche date. Elle est en ligne sur le portail numérique de l’agence djiboutienne de l’information (ADI) depuis mercredi 29 août dernier. Elle est relative au vaste complot de déstabilisation de la région somali d’Ethiopie et de toute la Corne de l’Afrique qui était au cœur d’une récente sortie médiatique  à Addis-Abeba du nouveau chef de l’Exécutif éthiopien.

Au cours de cette conférence de presse, la première qu’il ait donnée depuis sa prise de fonctions à la tête du gouvernement éthiopien, le Premier ministre Abiy Ahmed Ali a tenu à féliciter le Président Ismaïl Omar Guelleh pour avoir aidé l’Ethiopie à déjouer un vaste complot de déstabilisation de la région somali d’Ethiopie mais aussi de toute la Corne d’Afrique.

« Ce qui a été fait à Dire Dawa, est le meilleur exemple : des ressortissants djiboutiens ont été délibérément attaqués à Dire Dawa, dans le but de créer le chaos dans la région somali d’Ethiopie et toute la Corne d’Afrique. Cependant, si le Président djiboutien, qui suit de près la situation en Éthiopie, ne nous avait pas aidés à stabiliser la situation en partageant les informations dont il disposait, le plan était de répandre la violence dans la région », a indiqué le Premier ministre éthiopien.

Il convient de rappeler au passage que des ressortissants djiboutiens en vacances à Dire-Dawa, en Ethiopie, ont été lâchement tués le 05 aout 2018 par des criminels dont l’objectif était de créer une situation de panique entre les communautés éthiopiennes et djiboutiennes.

  1. Abiy Ahmed, qui s’adressait samedi à des journalistes locaux, a longuement évoqué les violations des droits de l’Homme commises dans la région somali d’Ethiopie. « Elles sont difficiles à croire », a-t-il dit.

« Certains prisonniers étaient détenus avec des lions, des tigres et des hyènes. Ces bêtes sauvages ont été utilisées comme moyens de torture pour obtenir des informations des prisonniers. Des personnes ont été tuées, maltraitées et leurs biens pillés », a souligné le Premier ministre Abiy.

Pour lui, il est vraiment difficile de croire que ces actes aient été réellement commis en Éthiopie, car nous ne les voyons que dans des films ou  des livres de fiction. C’est ce qui s’est passé à Jigjiga. « Les experts nous donneront une réponse complète sur les raisons pour lesquelles de tels crimes ont été commis, comment ils ont été commis et qui les a commis », a-t-il précisé.

Le 4 août dernier, des violences ont été perpétrées contre des communautés non somaliennes dans la ville de Jigjiga. Après les troubles, l’ancien gouverneur Abdi Mahamud Omar, alias Abdi Iley, a été démis de ses fonctions et un nouveau gouverneur a été élu.

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