Rencontre littéraire à l’IFD : L’écrivain Chehem Watta présente deux recueils

19 novembre 2018 9 h 20 min1 commentViews: 136

L’écrivain djiboutien Chehem Watta a présenté jeudi dernier, au sein de l’institut français de Djibouti,  deux recueils respectivement intitulés « Le Testament du désert» et « Rives, transes et dérives. Errances en mer Rouge ».

Cette rencontre littéraire a vu la participation de nombreux invités dont des universitaires, des lycéens, des poètes, des conteurs ainsi que les adeptes du livre.

L’écrivain Chehem Watta présente deux recueils (3)

Dans « Le Testament du désert », Chehem Watta tente d’échapper aux certitudes et de dépasser la métaphore du monde perdu, un monde dominé par les conflits et la violence. En cherchant une issue pour trouver un peu d’espoir et de la lumière dans un monde de désolation.

Dans ce premier recueil, l’auteur cherche à comprendre une société tourmentée par la guerre et la violence, et le rôle exact de la poésie dans une telle société. La mer est omniprésente dans ce recueil comme celle qui apaise et éclipse les souffrances du passé et du présent. Ce recueil est écrit comme de petits tableaux de beauté, de déchirement, de fracassements, des carnets de fracas du désert, des errances.

En bref des mots déchiquetés qui semblent effectuer leurs pérégrinations incessantes jusqu’au bout du monde et de son recommencement.

Dans son recueil de nouvelles intitulé « Rives, transes et dérives, errances en mer rouge » l’écrivain entretient des petites vies improbables, des destins éphémères qui s’égrènent au gré des vents et d’errances. Il évoque des personnages pris entre des secousses, des tremblements, des errements, des rives qui dérivent dans une région très tourmentée par la guerre. Des fois ce sont les pirates, nouveaux diables qui se lancent à l’assaut de grands bateaux chargés comme des villes immenses et qui transcrivent à, leur façon, les langues, les transes et les tremblements incessante de cette mer rouge et de l’océan indien.

Dans ce second livre, on trouve l’omniprésence des pirates, des brigands de la mer capables de prendre en otage des navires commerciaux dans l’océan.

Il y a aussi le problème de l’immigration que l’écrivain a  soulevé. Des personnages désespérés à la recherche d’une vie meilleure qui sont chargés à bord des bateaux comme des bétails.

A travers ces deux recueils, l’auteur nous fait aussi un voyage dans le temps, l’époque du colonialisme français, des italiens et des britanniques dans la Corne de l’Afrique. Un passé lointain qui est rempli de douleurs et de souffrances.

Pour terminer son propos, l’écrivain a fait une dédicace aux populations yéménites ravagées par la guerre et la famine.

Souber 

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