Post-Scriptum : Vigilance face à Sagar !

20 mai 2018 12 h 06 min11 commentsViews: 413

Depuis l’après midi de vendredi dernier, tout Djibouti bruissait de l’arrivée imminente d’un cyclone nommé « Sagar ».  Venant  des côtes yéménites, il toucherait notre pays de plein fouet. L’info relayée par les services météo invitant  la population à prendre ses dispositions  s’est propagée comme une trainée de poudre. Si bien qu’une peur panique s’était  emparée de certains citadins de la capitale.

Sur les réseaux sociaux, on s’agitait en échangeant les idées et astuces pour bien affronter cette éventuelle  calamité. Plus de peur que de mal, il a plu des cordes à Djibouti ville et dans les régions de l’intérieur  et les averses intensives n’ont causé aucune victime humaine, ni dégâts matériels. Les services de la protection civile  et l’Agence Nationale de météorologie (ANM) ont multiplié les réunions afin de coordonner leurs actions en cas de nécessité.

Hier, l’ANM a rassuré la population en indiquant que « même si le cyclone Sagar a baissé d’intensité et a évolué en dépression tropical, cela reste le siège de fortes instabilités météorologiques caractérisées par des fortes précipitations d’averses orageuses et de pluies abondantes accompagnées de vents en rafale de très fortes intensités. »

La vigilance doit donc toujours être de mise car selon les spécialistes météorologues, il continuera à  pleuvoir à Djibouti dans les jours à venir.

Il est absurde que certains individus téméraires se soient rendus sur les plages  et se sont pris en selfie. Ces comportements à risque ne peuvent qu’engendrer   des pertes humaines pour rien.  Comme on le sait, des pareils moments  peuvent provoquer une montée de la mer .

Les coupures d’eau et d’électricité, qui sont souvent consécutifs à ces intempéries,  ont touché aussi la capitale mais  à des degrés moindres.

Notre pays n’est pas à sa première alerte. En  novembre 1994, des  très graves inondations ont touché fortement Djibouti-ville dont  une partie de la  population a été contrainte de trouver refuge dans les écoles et autres lieux aménagés pour secourir les sinistrés

En  Avril 2004, des pluies diluviennes s’étaient abattues  sur Djibouti et ont causé des graves inondations notamment dan la  ville de Djibouti qui avait connu à l’époque le débordement de l’oued d’Ambouli.  Avec comme bilan qui reste dans la mémoire collective : une cinquantaine de morts et quelque 100.000 sinistrés.

A maintes reprises les éléments de la nature se sont déchainés et ont causé des pertes humaines et matérielles.

Le Secrétariat Exécutif de la gestion des Risques et des Catastrophes, l’organe du ministère de l’intérieur qui gère ce genre de situation est très bien préparé pour affronter d’éventuelles catastrophes en étroite collaboration avec les autres services concernés. En effet, cette institution mise sur la prévention et la sensibilisation de la population sur les comportements à adopter en cas de catastrophe et surtout les voies et moyens de limiter les pertes humaines et les  dégâts matériels.

Suite à ces pluies diluviennes qui ont affecté certaines écoles de la capitale, le ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement supérieur a décidé de reporter au mardi 22 mai l’examen de l’OIT prévu initialement aujourd’hui pour les élèves de 5eme année.

A l’heure où nous mettons sous presse, il pleut intensément sur Djibouti et le tonnerre gronde. Les  gens  restent terrés dans leurs maisons et les soirées du Ramadan qui étaient synonymes de retrouvailles semblent se raccourcir…

Kenedid Ibrahim 

Leave a Reply