Post-Scriptum : Trop, c’est trop !

17 mai 2018 9 h 58 min0 commentsViews: 130

C’est un petit Etat  qui,  depuis 70 ans,  tue des civils non armés, occupe des territoires et colonise des populations en les spoliant de leur terre. Il foule au pied les lois, les conventions et les résolutions internationales.  Et ne respecte aucun accord. Il dicte à certaines grandes puissances la politique à adopter vis-à-vis de ses actes criminels en ayant toujours leur soutien inconditionnel, sinon tacite, du moins leur silence complice. Vous l’avez reconnu certainement, il s’agit bien sûr d’Israël. Depuis longtemps, l’Etat sioniste martyrise le peuple palestinien qui, sans défense, défend héroïquement sa terre.

Un peuple qui affronte stoiquement la puissance de feu de l’ennemi et parfois avec des moyens rudimentaires comme des lance-pierres et autres projectiles artisanaux. Pas plus tard que lundi dernier, à l’occasion de l’ouverture controversée de l’ambassade américaine à Jérusalem, plus d’une soixantaine de palestiniens sont tombés sous les balles de l’armée de l’Etat sioniste.  D’intifada à intifada, d’un soulèvement à l’autre, les palestiniens dépourvus de leur droit légitime,   affrontent l’occupant et les bombardements israéliens qui font chaque fois des milliers de victimes sans défense.

Comme toujours  après chaque boucherie, la ligue arabe dans une énième réunion,  dénoncera ce qui se passe sur les territoires occupés. Comme toujours, les Nations Unies adopteront une résolution condamnant l’Etat d’Israël.  Comme toujours, le sang des palestiniens coulera de nouveau.  Et comme après chaque bain de sang, les internautes musulmans du monde changeront  leur profil Facebook ou autres en affichant ce slogan creux : « Je suis la Palestine ».

Il est indéniable que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est une pure provocation et éloigne les possibilités  de paix. Comme le disait le défunt président Yasser Arafat, « Jérusalem est la capitale de l’Etat de la Palestine que quelqu’un aime ou pas, et celui qui n’aime pas, qu’il boive la mer de Gaza».

Souvenez-vous, durant l’été 2014, en pleine période de Ramadan, la ville de Gaza avait subi les pires bombardements  jamais observés depuis la guerre de Six jours en juin  1967.  Ils étaient plus de 1500 civils à être tués. Et c’était toujours les mêmes dénonciations du bout des lèvres de la part de la communauté internationale qui brille par sa tergiversation.

En ce début du mois béni du Ramadan 2018,  nos pensées vont aux martyrs de la résistance palestinienne, tombés au champ d’honneur. Le carnage de Gaza est bien un génocide.  Trop, c’est trop,  cela ne peut durer éternellement. Il est temps pour la communauté internationale d’agir et de dépasser le stade de la condamnation face au terrorisme d’Etat dont Israël est coutumier depuis fort longtemps.

Kenedid Ibrahim 

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