Post Scriptum : Prudence est mère de sûreté

19 juillet 2018 18 h 48 min3 commentsViews: 98

Nous voici en plein mois  de juillet. L’été bat son plein. Le Khamsin commence à souffler sur cette terre du peuple aux semelles de vent.  Comme d’habitude,  à pareille période,  la visibilité est mauvaise et les accidents de voitures sont fréquents. Pire,  la période est propice aux incendies. Voilà un an, le 18 juillet 2017,  un violent  incendie ravageait des centaines d’habitations à Balbala.  Des familles entières se retrouvaient  sans toit. Heureusement une solidarité agissante s’est  aussitôt engagée comme il est de coutume sous nos cieux. En effet, toutes les victimes de ce sinistre ont été relogées dans la cité appelée Nassib construite grâce à la fondation « Droit au logement » du président IOG. Ce drame a marqué les esprits de nos compatriotes qui,  à chaque sirène des pompiers, sont sur le qui-vive. L’été est la période où les incendies se multiplient à cause des vents  violents qui  se propagent  à  la moindre étincelle.

Les services de la protection civile sont très sollicités et sont sur tous les fronts pour maitriser les braises et secourir les populations victimes.  Les quartiers populaires sont de loin les premiers concernés car le genre des habitations  (en  planche et tôles ondulés) est propice à la propagation du feu à une vitesse vertigineuse. Si bien que des pâtés de maisons sont réduits en cendre bien avant l’arrivée des équipes de la protection civile. Il y a lieu de déplorer aussi le manque de coopération de la population et surtout les  badauds  qui gênent l’intervention  des sapeurs pompiers en pareille circonstance. Aussi les ruelles étroites et sinueuses de certains quartiers ne sont pas faciles d’accès. D’où un long et harassant cheminement  pour toucher le foyer et circonscrire le feu.

Après les divers incendies qui touchent la capitale durant cette période estivale, des familles entières se retrouvent sur le trottoir et voient partir en fumée tous leurs biens. Hassan, un natif du quartier 7 bis , qui a vécu cette expérience douloureuse il ya quelques années,  loue la solidarité qui se déclenche  aussitôt  pour aider les sinistrés. A l’instar d’autres victimes, il a pu reconstruire sa demeure,  et cette fois-ci en dur.  « Le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour venir en aide aux familles victimes d’incendies. En tout cas, nous avons été bien traités et entretenus durant cette épreuve. La solidarité est notre point fort que j’ai pu apprécier à sa juste valeur durant le drame que nous avons vécu», dit-il un tremolos dans la voix à cause de la réminiscence du jour où il a tout perdu….

En cette période de Khamsin, les autorités en charge de la protection civile n’ont de cesse d’appeler la population à redoubler de vigilance et à ne surtout pas laisser un feu sans surveillance, que ce soit en cuisine ou ailleurs dans les maisons où l’on fume.  Il y a lieu de rendre hommage à nos soldats du feu qui, malgré les difficultés de leur mission,  agissent avec brio,   dévouement  et professionnalisme pour sauver des vies humaines et limiter les dégâts causés par les incendies.

En ces moments  très risqués,  la population doit faire preuve de vigilance. Ne dit-on pas,  prudence est mère de sûreté ?

Kenedid Ibrahim

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