Politique Budgétaire à Djibouti : La prudence est de mise

20 août 2014 9 h 30 min0 commentsViews: 159

Hormis les opérations liées aux revenus issus de la privatisation du port de Djibouti, le solde des finances publiques devient positif avec un surplus de 1,2 % du produit intérieur brut(PIB), témoignant ainsi des efforts réalisés en 2013 dans le recouvrement des recettes fiscales  ainsi que pour les revenus issus des dividendes et des taxes qui n’avaient pas été collectés en 2012.

Le solde des finances publiques reste déficitaire en 2013 avec un déficit projeté de 3.1 % du produit intérieur brut(PIB). Ce chiffre masque des améliorations notables en termes de recouvrements fiscaux.

En effet, en excluant les opérations liées aux revenus issus de la privatisation du port de Djibouti, le solde des finances publiques devient positif avec un surplus de 1,2 % du PIB, témoignant des efforts réalisés dans la collecte des recettes fiscales de 2013 ainsi que pour les revenus issus des dividendes et des taxes qui n’avaient pas été collectés en 2012.

De meilleures performances peuvent encore être réalisées en matière de recouvrement des recettes. Il faudra pour cela d’appliquer la loi relative à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) introduite en 2009, exercer les sanctions prévues, réviser le système d’exemption actuel et d’augmenter les effectifs dédiés au recouvrement de la TVA.

En outre, la privatisation du Port Autonome International de Djibouti (PAID), devenu Port de Djibouti SA (PDSA), a rapporté au Gouvernement 185 millions de dollars américains.

Près de 40 % de cette manne budgétaire a été utilisée en 2013 pour financer une partie de la construction de la voie ferrée reliant Addis-Abeba et Djibouti, ainsi que pour apurer une partie des arriérés domestiques et reconstituer les dépôts de l’État auprès de la Banque Centrale.

Il est prévu que le reste soit alloué en 2014 au financement des projets publics prévus dans le programme d’investissement en infrastructures.

D’ailleurs, le Fonds monétaire international(FMI) a recommandé que l’utilisation de ces fonds soit rapportée en toute transparence.

Le FMI a également poursuivi avec les autorités nationales un travail de réflexion portant sur la mobilisation des ressources domestiques en ciblant particulièrement les subventions implicites des produits pétroliers, la révision du système d’exemption de taxes et les potentialités de privatisation des secteurs régis par des monopoles publics.

Les recommandations formulées en 2013 proposent de réviser les mécanismes de subventions implicites des prix des produits pétroliers afin de limiter le manque à gagner pour le gouvernement djiboutien, tout en introduisant, en parallèle, un système de filets sociaux ciblés visant à amortir l’impact d’une hausse des prix, notamment pour les ménages les plus pauvres.

Le mécanisme actuel lisse les prix des carburants à la pompe en répercutant les fluctuations des cours mondiaux des produits pétroliers sur les taxes prélevées lors de leur importation et de leur consommation.

Ainsi, ce système est responsable d’une perte de revenus estimée entre 1 % et 5 % du PIB, suivant l’afflux des investissements directs étrangers(IDE) dans le pays. Les exemptions concernent les taxes sur les profits, sur les revenus ou encore les taxes indirectes.

Enfin, les discussions ont concerné la privatisation du secteur des télécommunications, ou au minimum l’octroi d’une seconde licence à un opérateur privé afin de générer des revenus additionnels pour l’État. Ces discussions n’ont pas encore abouti à l’élaboration de réformes spécifiques.

(Source : Edition 2014 des Perspectives  Economiques en Afrique)

 

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