Le point avec…Ahmed Saad Sultan Président du CCMI

23 avril 2017 8 h 53 min0 commentsViews: 181

« La formulation d’une réponse nationale nécessite une mobilisation générale »

A l’instar de beaucoup d’autres pays, la République de Djibouti est engagée depuis le début de cette année dans un processus d’élaboration et de soumission des demandes de financement auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose, et le paludisme.

La formulation d’une réponse nationale face aux dangers de ces pandémies nécessite une mobilisation générale. En sa qualité d’instance de coordination nationale, le CCMI s’est attaché à mobiliser tous les acteurs de la lutte contre le sida, la tuberculose, et le paludisme.

Qu’il s’agisse du Ministère de la Santé, des autres départements ministériels concernés, des partenaires techniques et financiers, d’associations et d’organisations communautaires, et des populations. Notre démarche privilégie l’instauration des consultations et plaidoyers sur la planification d’interventions propices au succès de la riposte nationale contre ces 3 maladies.

Comme vous le savez par le passé, les programmes financés par le Fonds mondial ont connu des difficultés. Ce qui a occasionné la perte de nombreux acquis et l’affaissement de certains indicateurs, notamment ceux sur la prise en charge et la prévention. En 2014 et 2015, le Fonds mondial a alloué à notre pays une enveloppe de l’ordre de 20 millions de Dollars US dans le cadre d’un nouveau modèle de financement (NMF). C’est sur la base de ce montant d’allocations accordées que la République de Djibouti a été invitée à soumettre des propositions sous la forme d’une note conceptuelle unique pour le paludisme et d’une note conceptuelle combinée pour le VIH/Sida et la tuberculose.

Déjà pour l’élaboration de ces documents de référence, il était prévu l’organisation d’un dialogue national avec tous les acteurs impliqués dans la lutte contre ces 3 pandémies. Et ce, dois-je rappeler, en vue d’identifier les besoins réels et de définir les axes d’interventions prioritaires dans cette question de vie ou de mort.

C’est donc l’occasion pour toutes les parties concernées de redynamiser à leur niveau les activités de riposte contre le sida, la tuberculose, et le paludisme.  D’un côté, la société civile doit mettre en évidence son engagement et ses attentes. De l’autre, les partenaires techniques et financiers doivent mieux se positionner dans ce combat.

Il m’importe de souligner en outre que le conseil d’administration du Fonds Mondial a pris en novembre 2016 une décision stipulant l’allocation d’une somme de 8.515.920 Dollars US à la République de Djibouti pour la période 2017-2019 au titre de la lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, et du renforcement du système de santé.

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