OIM : Le sourire d’enfant se passe des différences religieuses

OIM : Le sourire d’enfant se passe des différences religieuses

14 juin 2018 9 h 32 min0 commentsViews: 88

L’organisation internationale pour les migrations a organisé hier au siège de l’ONG Caritas, une journée récréative et de partage pour les enfants migrants vivant à Djibouti. Cette journée fut également l’occasion pour les enfants de bénéficier d’habits neufs à l’approche de l’Aïd El Fitr.

OIM (4) Le sourire d’enfant se passe des différences religieuses

Rien n’est plus beau qu’un sourire d’enfant. C’est pourquoi l’organisation internationale pour les migrations a organisé hier  une journée de détente pour les enfants migrants. La cérémonie a vu la participation de la chargée de mission de l’OIM à Djibouti Lalini Veerassamy, du directeur de Caritas Djibouti  M Francesco, de la conseillère technique de la ministre de la femme et de la famille Nabila Salman et du directeur national de Sos Villages d’Enfants Djibouti M. Omar Dileita.

Tous les bénévoles de Caritas étaient mobilisés hier pour cette journée placée sous le signe de la détente et des jeux.

OIM (2) Le sourire d’enfant se passe des différences religieuses

Les enfants ont pu dans un premier temps s’exercer aux arts plastiques. Dans la série des discours officiels, le directeur de Caritas qui s’est exprimé en premier lieu a tenu à remercier l’organisation internationale pour les migrations pour ce geste en faveur des enfants migrants vivant à Djibouti.

« Nous sommes présents à Djibouti depuis 66 ans, et nous n’avons pas d’autres désirs que de servir les pauvres, sans distinction et sans intérêts » a-t-il précisé. Par la suite, le directeur de Caritas est revenu sur les nombreux projets réalisés par son organisation dans notre pays tels que la formation professionnelle pour les victimes de la guerre au Yémen l’aide médicale d’urgence contre la sécheresse et le projet pour les enfants des rues. «Nous avons plusieurs partenaires, et une collaboration de plus en plus accrue avec les autorités djiboutiennes et en particulier le ministère de la femme et de la famille et le secrétariat d’état aux affaires sociales ».

Le directeur de Caritas Djibouti a clôturé ses propos en citant un verset du Coran « Celui qui sauve un seul homme, c’est comme si il avait sauvé l’humanité entière. Nous sommes motivés et disposés à travailler ensemble pour le bien de ces enfants et des pauvres en général » a-t-il déclaré.

Pour sa part, la chargée de mission de l’OIM, Lalini Veerassamy a tenu d’emblée à remercier toutes les organisations non gouvernementales et les institutions engagées dans la problématique des enfants migrants. « On aurait donné plus, il s’agit d’un premier geste et nous voulons vraiment appuyer toutes ces initiatives ».

Par ailleurs Mme Veerassamy  a précisé que rien ne valait un sourire d’enfant  «Tous les enfants ont droit au bonheur, et l’on doit être à votre écoute pour comprendre votre vie et comment l’améliorer» a-t-elle précisé.

La conseillère technique de la ministre de la femme de la Famille a pour sa part mis l’accent sur l’importance de ce genre d’actions à l’approche de l’Aïd El fitr. Il s’agit, a-t-elle dit d’un geste louable en cette période de fête. « Ces enfants se sentiront un peu moins seuls, et pris en considération par les organismes internationaux, les ONG,  et le gouvernement. On essaie de tout faire pour qu’ils soient à l’abri de toutes sortes de problèmes », a-t-elle ajouté.

Quant au directeur national de SOS Village d’Enfants Djibouti, Omar Dileita, il remercié l’organisation internationale pour les migrations pour son engagement en faveur des enfants des rues.

Il a par la suite mis l’accent sur la problématique de plus en plus récurrente des ces mineurs non accompagnés. « Je voudrais lancer un appel à tous les ONG, les organisations des nations unies et au gouvernement pour qu’on puisse aider ces enfants et les assister au quotidien » a-t-il précisé.

Cette journée de détente s’est clôturée par la distribution des habits de la fête aux enfants migrants.

Notons que Caritas Djibouti a été fondée par Mgr Bernardin Hoffman, et contribue à l’aide humanitaire d’urgence, afin de lutter contre les pénuries alimentaires et les conséquences désastreuses des conflits et catastrophes naturelles frappant les pays voisins, tels que la Somalie et l’Éthiopie. Elle est également confrontée à la réalité des changements climatiques extrêmes qui frappent le pays ; les sécheresses récurrentes dans la région ont rendu la vie particulièrement difficile pour les éleveurs qui perdent parfois jusqu’à 70 % de leurs troupeaux. Sur le plan environnemental, elle poursuit des programmes de lutte contre la sécheresse.

En collaboration avec la communauté chrétienne, qui est principalement d’origine étrangère, Caritas Djibouti est impliquée dans les soins de santé et des projets d’aide d’urgence humanitaire, de même que la promotion de l’éducation, le soutien aux enfants des rues et des actions de plaidoyer visant les défis relatifs au statut et au traitement des femmes. Elle soutient le travail et les projets des agences internationales et des organisations non gouvernementales et joint ses forces avec plusieurs ministères et associations locales.

N. Kadassiya 

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