ODPIC/OMPI Atelier sur la gestion des actifs de la propriété intellectuelle par les PME : Des travaux riches d’enseignements

28 septembre 2016 8 h 32 min6 commentsViews: 97

Le palais du peuple a abrité du 26 au 27 septembre 2016 un atelier sur la gestion des actifs de la propriété intellectuelle par les petites et moyennes entreprises (PME). La tenue de cette rencontre découle d’une initiative conjointe de l’Office djiboutien de la propriété industrielle et commerciale (ODPIC) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Ces assises de 2 jours ont regroupé sur place plus d’une vingtaine de femmes et hommes, issus de divers horizons professionnels.

La cérémonie inaugurale a été ponctuée par les allocutions de  la directrice de l’ODPIC, Mme Ouloufa Ismaël Abdo, la conseillère à la division en charge de l’appui aux PME et la création d’entreprise au siège de l’OMPI à Genève, Mme Patricia Simao Sartorius, la directrice de l’économie au Ministère de l’Economie et des Finances et présidente du conseil d’administration de l’ODPIC, Mme Mariam Hamadou. Après les discours officiels, place aux sessions thématiques.

La première journée des travaux portait sur l’état de la propriété industrielle en République de Djibouti. Les animateurs de la séance étaient des cadres supérieurs de l’ODPIC et experts de l’OMPI. Ainsi, la responsable de la communication au sein de l’ODPIC, Mlle Aïcha Ibrahim, a donné un aperçu général   du système de la propriété intellectuelle. Du rôle aussi de la gestion efficace des actifs de la propriété industrielle qui accroît la compétitivité des petites et moyennes entreprises.

Elle a ensuite cédé le micro au Dr. Pierre El Khoury, professeur de l’Université La Sagesse à Beyrouth, au Liban. L’universitaire libanais a évoqué l’importance que revêt la protection des marques dans notre contexte actuel de globalisation mondiale.

Il a expliqué en détail les abécédaires de la création d’une marque. Il a ensuite soulevé la pertinence de l’initiation des PME locales à ce propos.

Et ce afin qu’elles puissent maîtriser les conditions  de labellisation de  leurs innovations respectives.

On retrouvait une approche similaire dans l’exposé suivant sur la protection des dessins et modèles. Il a, par ailleurs, été question de la valeur ajoutée par le biais des indications géographiques des marques de certification et marques collectives.

A entendre les experts de l’OMPI, les brevets et modèles d’utilité sont à même de protéger les inventions.  De tels outils sont des leviers indispensables dans l’accélération du  processus d’innovation.

Le constat devrait sensibiliser les PME djiboutiennes. Leurs  managers surtout qui seraient bien inspirés de s’approprier les principes directeurs des droits d’auteurs et de l’utilisation des œuvres de tiers.  Ils devraient mieux s’imprégner des pratiques de l’intelligence économique.

En clair, les créateurs et gérants des PME locales doivent avoir une bonne connaissance des sources d’informations en vue de mettre à profit l’utilisation stratégique et l’exploitation des actifs de la propriété intellectuelle. Qu’il s’agisse des systèmes de licences et de franchises, ou de l’économie numérique.

Les uns et les autres ont grandement intérêt à adopter les exigences de la gestion efficace d’actifs de la propriété intellectuelle de leurs PME. Compétitivité oblige. Voilà les leçons majeures, tirées de l’atelier de l’ODPIC et l’OMPI qui s’est clôturé hier au palais du peuple.

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