Note de lecture Micro Finance et réduction de la pauvreté : le cas de Djibouti. Un ouvrage de référence

12 avril 2017 9 h 26 min0 commentsViews: 114

Le livre est volumineux ; 225 pages parcourues par une écriture fine et sobre. Il est le résultat d’une thèse de doctorat en économie. L’auteur, Dr. Ibrahim Robleh Guedi livre dans cet ouvrage son analyse du phénomène de la micro finance et sa corrélation avec la réduction de la pauvreté en République de Djibouti. Dans ses premières parties l’auteur retrace l’historique de l’avènement du phénomène de la micro finance en tant que levier de la réduction de la pauvreté de par le monde. Il est fait cas de l’expérience de Dr. Yunus avec la Gramen Bank (la banque des pauvres) au Bangladesh. De façon générale, l’auteur évoque les expériences de la micro finance dans un certain nombre des pays comme la Zambie et Madagascar. Et notamment sous l’angle de l’impact global de la micro finance. Pour revenir sur le cas de Djibouti, Dr. Ibrahim Robleh effectue une présentation exhaustive de l’économie djiboutienne. Il y a notamment une description analytique du secteur informel à Djibouti. Et cela grâce à deux enquêtes (effectuées l’une par le BIT et l’autre par le PATARE). Il en ressort de ces deux études que le secteur informel djiboutien est dynamique et capte une main d’œuvre de plus en plus importante. Pourtant les contraintes réglementaires et autres obstacles conjoncturels sont nombreux pour limiter la portée et la pérennité  de ces institutions non structurées. N’ayant pas accès aux institutions de crédit, ces agents économiques s’adressent aux usuriers particuliers ou à leurs familles pour pouvoir financer leurs activités. Cela c’était avant la création des institutions de crédit de la micro finance à Djibouti.

En effet, un arsenal des lois fut promulgué pour favoriser l’émergence des nouveauxacteurs dans le domaine de la micro finance. Désormais les institutions non structurées avaient àleur disposition des agents spécifiquement crées pour leur venir en aide. Ces institutions nes’occupaient pas exclusivement du financement des projets issus du secteur informel maisproposaient un encadrement et la formation aux techniques managériales des récipiendaires decrédits. L’auteur établit une nomenclature des institutions  du microcrédit intervenant en Républiquede Djibouti. Pour récapituler sa minutieuse recherche, le Docteur Ibrahim Robleh Guedi indique :« Le secteur de la micro finance à Djibouti évolue au fil des années. Ce secteur reste assez marginal par rapport aux secteurs bancaires et son essor apparait timide. Il dégage un certain signe de fragilité. Toutefois, ce secteur de la microfinance a de l’avenir à Djibouti. Il existe un grand marché qui ne cesse de se développer et beaucoup d’activités peuvent être entrepris. De plus, l’Etat a mis en place beaucoup des moyens pour venir en aide à ce secteur de la micro finance et ceux afin qu’il puisse se prendre en charge en jouant pleinement son rôle à la fois économique et social. »

Cet ouvrage publié par les Editions Universitaires Européennes a été confectionné avec du papier obtenu à partir des sources responsables. Enfin, pour dire quelques mots sur l’auteur de cet ouvrage de référence, soulignons que le Dr. Ibrahim Robleh Guedi est maître de conférences en économie à l’Université de Djibouti et est membre du Centre de Recherche Universitaire de Djibouti (Crud). Il est aussi membre de l’Association des Chercheurs Francophones en Micro finance (AICFM). Ses études sont principalement axées sur la micro finance en tant que levier de la réduction de la pauvreté.

Abdi Mohamed 

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