Mission d’Observation de l’Union Africaine pour l’élection présidentielle : La MOEUA valide le scrutin

11 avril 2016 8 h 11 min0 commentsViews: 121

La mission d’observation de l’Union Africaine pour l’élection présidentielle du 8 Avril 2016, a livré son verdict sur ses conclusions préliminaires. C’était hier au cours d’une rencontre avec la presse dans la salle de conférence de l’hotel les Accacias. Le chef de mission et ancien Premier ministre Malien, M. Soumana SAKO, a longuement fait par des observations faites lors de sa mission avant de livrer ses conclusions sur le scrutin du 8 Avril 2016 qu’il a estimé « inclusif, libre et suffisamment transparent» et les résultats provisoires comme étant « le reflet de la volonté du peuple djiboutien ».  

Le rendez-vous était très attendu, notamment par la classe politique, les médias, la société civile et le grand public. La conférence de presse de la mission d’observation de l’Union Africaine, MOEUA, a eu lieu 48 heures après la tenue du scrutin et la proclamation des résultats provisoires. Et sans grande surprise, le chef de la délégation des observateurs africains, a livré le rapport et les conclusions préliminaires de sa mission.

Le chef de la mission a fait une brève synthèse du document d’une douzaine de pages qui sera remis plus tard aux professionnels de la presse nationale et étrangère présents sur place. Au cours de cet exercice, l’ancien Premier ministre Malien, M. Soumana SAKO a fait une première présentation des objectifs et de la méthodologie de sa mission. Il a évoqué les contacts préliminaires avec les autorités et les instances en charge de l’élection présidentielle, et notamment, le ministère de l’intérieur, la CENI et les autres missions d’observations internationales dépêchées par des instances comme la Ligue Arabe, l’OCI ou l’IGAD.

M. Sako a ensuite mis en lumière les constats et les observations faites sur le contexte politique, le cadre juridique, l’administration électorale, l’enregistrement des électeurs et des candidats ainsi que le déroulement de la campagne électorale et enfin les médias, les femmes et la société civile en général.

Il a enchainé ensuite sur les observations faites le jour du vote, et notamment l’ouverture des bureaux de vote, le matériel électoral, la participation des électeurs, le personnel électoral, le déroulement du scrutin, le secret du vote et enfin les délégués des candidats en lice.

Au terme de ses observations, le chef de la MOEUA a noté dans son rapport « que le scrutin du 08 avril 2016 en République de Djibouti s’est déroulé dans la paix et dans la sérénité ». Le document atteste qu’ «aucun incident majeur n’a été enregistré». Ce qui amène la Mission à « saluer la République de Djibouti pour la bonne tenue de ce scrutin inclusif, libre et suffisamment transparent pour être considéré comme le reflet crédible de la volonté du peuple Djiboutien ».

Cela dit, la Mission a tenu à faire quelques recommandations dont l’essentiel se résume comme suit :

Au gouvernement d’abord, la mission recommande d’ « assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations formulées par la MOEUA en 2013 notamment :

  • l’instauration d’un mécanisme de dialogue permanent entre les acteurs politiques
  • la mise en place d’une Commission Electorale Indépendante en charge du processus électoral y compris la proclamation des résultats provisoires,
  • Entre deux campagnes, la CENI devrait, s’occuper de l’éducation civique de l’électorat et de la formation continue des agents électoraux et des délégués des candidats potentiels,
  • La mise en place des mesures pour encourager la participation des femmes dans toutes les instances décsionnionnelles,
  • La sécurisation des urnes par l’utilisation des scellés au lieu des cadenas,
  • Le renforcement systématique des capacités du personnel électoral,
  • La remise des procès-verbaux aux délégués des candidats après signature et affichage des résultats,
  • La révision de l’heure d’ouverture des bureaux de vote »,

En outre, la mission préconise également de :

  • « Permettre une observation citoyenne des élections,
  • Doter les électeurs de cartes biométriques,
  • Doter le pays d’une loi sur la couverture médiatique de la vie politique et de élections, y compris un code de bonne conduite pour l’ensemble des médias nationaux et étrangers ainsi que la mise en place d’une Autorité indépendante de régulation des médias,
  • Organiser des campagnes d’éducation civique et électorale,

A la société civile,

  • Prendre conscience de l’importance de son rôle et s’organiser en conséquence »

C’est sur cette batterie de recommandations de bon aloi que la mission rend ses conclusions. L’on retiendra surtout le climat de paix et de sérénité dans lequel s’est déroulé le scrutin et surtout la transparence et la sincérité du vote qui ont permis au peuple djiboutien d’exprimer librement son choix politique.

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