Ministère de la Santé/OIM/UE/Ambassade d’Allemagne : Inauguration d’une clinique au centre d’orientation et d’assistance de l’OIM à Obock

19 mars 2018 8 h 42 min0 commentsViews: 118

Le ministère de la Santé en collaboration avec le bureau local de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a ouvert  hier les portes  d’un centre médical flambant neuf au sein du Centre de Réponse aux Migrations (MRC) de l’OIM, sis au chef-lieu de la région d’Obock.  Ce centre médical a pour but de travailler étroitement avec le CMH d’Obock et le Ministère de la Sante en vue d’alléger la charge que la migration  non planifiée entraîne sur le développement de la région d’Obock. Une autre de ses missions et non des moindres est de fournir une assistance médicale aux migrants malades et en détresse à Obock. 

Ministère de la SantéOIMUEAmbassade d’Allemagne (2)

Hier, les ardeurs du soleil d’Obock n’ont pas freiné la joie des migrants du centre d’Obock. Mobilisés depuis les premières heures de la journée, les médecins du ministère de la Santé et les personnels de l’OIM ont sorti le grand jeu pour accueillir la forte délégation qui a tenu à faire le déplacement.

Arrivés par voie maritime, les officiels ont été accueillis par une foule en liesse. Petits et grands ont réservé un accueil chaleureux aux membres de la délégation conduite par le ministre de la Santé, Dr Djama Elmi Okieh, qui par ailleurs n’a pas boudé le plaisir de prendre un bain de foule avant  d’exécuter  quelques pas de danses traditionnelles.

Il faut le dire, hier n’était pas une journée ordinaire. Les migrants en détresse, pourront désormais bénéficier de soins, au sein même de leur camp et ce dans le respect de leur dignité humaine.

Ce centre comprend une salle d’hospitalisation avec une vingtaine de lits, une salle de  consultations dotée de matériels adéquats, une salle d’observations, une pharmacie, et une infirmerie. L’ouverture du centre médical  fait partie du programme de gestion des meilleures migrations (BMM), financé par l’Union Européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ). L’OIM à Djibouti fournit une assistance médicale  aux migrants vulnérables qui viennent du Yémen ou se rendent au Yémen via Djibouti en séjournant quelques jours au centre d’orientation et d’assistance (MRC) d’Obock. Lequel est destiné à recevoir les migrants souffrant de déshydratations et qui sont en général très vulnérables.

Les migrants, qui cherchent de l’aide, viennent au Centre de Réponse aux Migrations (MRC) et reçoivent de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux. Ceux qui se trouvaient  dans des conditions médicales critiques étaient auparavant transférés vers un hôpital dans la région. Désormais, c’est au sein même de leur camp que ces personnes, parfois en situation d’extrême détresse seront prises en charge. Cette inauguration a vu la participation du ministre de la Santé, Dr. Djama Elmi Okieh, de la chef de mission de l’OIM, Lalini Veerassamy, de l’ambassadeur de l’Union européenne, Adam Kulach, de l’ambassadeur d’Allemagne, Volker Berresheim, du secrétaire exécutif de l’ONARS , Houssein Hassan Darar, et du préfet de la région d’Obock, Hassan Dabaleh. La création de ce centre hospitalier est une réponse au flux sans cesse croissant des migrants qui traversent chaque jour notre pays.

Estimés à plus de 300 migrants par jour, ces personnes, originaires de la Corne de l’Afrique, continuent de traverser notre pays pour se rendre soit au Yémen voisin, soit dans les autres pays du Golfe, en raison des opportunités économiques limitées, de l’instabilité et de la dégradation de l’environnement dans leur pays d’origine.

Dans la série des discours officiels, le préfet de la région, qui s’est exprimé en premier lieu, a d’emblée félicité l’organisation internationale pour les migrations pour sa volonté affichée à remédier durablement aux problèmes  des migrants de passage dans la région d’Obock.

« La région d’Obock et les membres de la société civile ont toujours fait preuve d’une grande hospitalité envers ces personnes vulnérables qui fuient l’instabilité de leur pays respectifs », a-t-il précisé. Par la suite, la chef de mission de l’OIM, Lalini Veerassamy, a d’abord retracé l’historique de son institution. « Djibouti est un pays qui est particulierement affecté par un flux très important de personnes qui traversent irrégulièrement le territoire pour soit rejoindre d’autres cieux et qui y sejournent pour trouver de l’emploi», a-t-elle souligné.

En ce sens, elle a déclaré que « dans le contexte d’un pays en pleine croissance socio-économique, cette migration non planifiée représente un frein important au potentiel du pays. C’est dans cet esprit que toutes ces initiatives sont menées pour mieux gérer ces flux et impacter le moins possible le développement de Djibouti ».

De son côté, l’ambassadeur de l’Union Européenne, Adam Kulach a  mis l’accent sur la volonté de notre gouvernement a fournir à tous les migrants en situation de détresse, les soins qu’ils  nécessitent. « Nous sommes tous des êtres humains, et nous nous devons de respecter le principe de dignité et d’humanité de chaque migrant », a-t-il martelé avec insistance.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Allemagne, Volker Berreisheim, a rappelé les principes énoncé par l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme.  « Depuis quelques années, a-t-il poursuivi, la migration est une question d’ordre mondial. Il s’agit pour toutes les nations du monde de trouver des solutions durables à cette question ». Le Secrétaire Exécutif de l’ONARS, Houssein Hassan Darar, qui s’est exprimé au nom du ministre de l’Intérieur Hassan Omar, a quant à lui mis en exergue la tradition séculaire de notre pays comme terre d’accueil.

La journée s’est clôturée par la visite du centre par les officiels. Les migrants ont tenu à décrire leur quotidien et ont déclaré à l’unanimité leur volonté à reprendre leurs études, une fois de retour dans leur pays d’origine.

N. Kadassiya 

Leave a Reply


Trackbacks