MHUE : Pour une gestion rationnelle des produits chimiques

12 octobre 2017 9 h 07 min0 commentsViews: 23

Dans le cadre de la mise en œuvre des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm que Djibouti a ratifiées respectivement en 2001, 2004 et 2003, le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement, a lancé du 8 au 12 octobre un atelier national de mise en œuvre des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm.  Cet atelier, réalisé avec le concours du secrétariat des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm, se déroulera en deux parties :  d’abord un atelier de quatre jours destiné aux acteurs clés tels que les institutions techniques, secteur privé, opérateurs économiques et portuaires et la société civile (8 au 11 octobre 2017)  suivi par une formation ciblée d’un jour à l’endroit des cadres du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement (12 octobre 2017).

Ces formations ont pour objectif principal de sensibiliser, vulgariser les instruments juridiques desdites conventions et renforcer les capacités nationales en matière de mise en œuvre de ces conventions et de gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets dangereux et ce afin de s’acquitter pleinement des obligations de ces conventions et participer à leur succès au niveau mondial.

Cet atelier de renforcement des capacités permettra de jeter les jalons d’une meilleure coordination en matière de gestion rationnelle des produits chimiques et déchets dangereux au niveau national et ce en vue de travailler en synergie pour atteindre les objectifs escomptés de ces conventions.  Cet atelier a regroupé environ une quarantaine de participants provenant des départements techniques, du secteur privé et de la société civile impliqués dans la gestion des produits chimiques et déchets dangereux.

Dans une allocution faite à l’ouverture de cet atelier, le Secrétaire Général du ministère de l’Habitat et de l’Environnement M. Dini Abdallah Omar a rappelé que  selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques, la production mondiale de produits chimiques en 2020 aura augmenté de 85 % par rapport à 1995. Ces chiffres en constante augmentation nous imposent de nous interroger sur les effets néfastes de telles substances sur la santé des populations et l’environnement ainsi que les moyens à déployer pour les limiter. « Tout produit chimique libéré dans l’environnement risque de se retrouver, à un moment ou à un autre de son cycle, dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons, ou dans les aliments que nous consommons. » Ces dernières années,  a-t-il dit,  notre pays connait un essor économique significatif qui se traduit par le développement des infrastructures économiques telles que des ports, aéroports et industries. Ceci a pour corollaire l’augmentation des substances fabriquées, importées ou transitant dans notre pays. « Vous conviendriez bien avec moi que parmi toutes ces marchandises circulant dans notre territoire, on y trouve des marchandises dangereuses. De ce fait, il est important d’apporter des solutions idoines afin de protéger notre population et notre environnement contre les effets néfastes de ces substances dangereuses. Tel est le leitmotiv du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement qui ne ménage point ses efforts afin de protéger la santé humaine et l’environnement des effets intrinsèques néfastes des produits chimiques et des déchets dangereux. », a insisté M. Dini Abdallah.

Pour faire face à cette problématique de gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, la communauté internationale a adopté des instruments juridiques tels que les Conventions de Bâle en 1989, de Rotterdam en 1998 et de Stockholm en 2000, a rappelé le secrétaire général du MHUE. « Pour prendre part à cet élan mondial de lutte contre ces substances dangereuses, la République de Djibouti a ratifié la Convention de Bâle, la Convention de Stockholm et la Convention de Rotterdam respectivement en 2001, en 2003 et en 2004 et a élaboré des législations (code de l’environnement, décret réglementant les transports des marchandises dangereuses) et a réalisé un certain nombre d’études et des documents stratégiques (Inventaires des POPs, Profil chimique, Plan National de mise en œuvre, Profil chimique réactualisé…etc.). », a-t-il indiqué.

A travers la tenue de cet atelier de renforcement des capacités, le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement a voulu souligner ici la nécessité de travailler en synergie en vue d’atteindre les objectifs escomptés de ces conventions et au renforcement du cadre juridique national en matière de gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, a précisé M.Dini Abdlallah avant d’exhorter tous les participants à se consacrer pleinement à toutes les étapes de cette formation et de tirer le maximum de profits de l’expérience des experts dépêchés à cet effet et de l’équipe nationale du ministère.

Rappelons que cet atelier était animé par deux experts de la FAO et de l’ONU/Environnement avec l’appui de l’équipe du ministère de l’Habitat. Cet atelier a été clôturé hier et les participants ont reçu des attestations.

KI 

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