MFF/UNFD : Forum-débat sur les droits de la femme

13 mars 2018 9 h 53 min1 commentViews: 44

Les droits de la femme étaient au cœur des débats, hier  matin au palais du peuple au cours du forum organisé conjointement par le Ministère de la Femme et de la Famille (MFF) et l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD). Une soixantaine de participants,   en majorité de femmes issues des rangs de différents ministères, des élus locaux, des conseillers régionaux, des porte-voix d’associations féminines de la capitale et des régions de l’intérieur ont pris part à l’événement.

MFFUNFD Forum-débat sur les droits de la femme (1)

La secrétaire générale du MFF, Yasmine Salem Saïd, a présidé hier matin au palais du peuple un forum-débat sur les droits de la femme. L’évènement a vu la participation du président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Saleban Omar Oudine, de la coordinatrice de la Cellule d’Ecoute, d’Information et d’Orientation (CEIO) de l’UNFD, Saharla Hassan Ali, de la représentante de l’OIM à Djibouti, Lalini Veerassamy, du 3ième préfet adjoint de Dikhil, Hadji Fouad Abokor, et  d’une soixantaine de participants.

Fatouma Ouattara, qui représentait l’UNHCR, la directrice du département genre du MFF, Choukri Houssein Djibah entourée de plusieurs de ses collaboratrices, ont eux aussi participé à ce forum-débat. Lequel dans le cadre d’un projet soutenu financièrement par l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) et le FNUAP.

Après la récitation de quelques versets du Saint Coran, le président de la commission nationale des droits de l’homme, Saleban Omar Oudine, a rappelé que notre pays était le seul pays arabe à avoir ratifié sans réserve en décembre 1998, la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). «Le gouvernement de Djibouti a présenté le rapport initial, le deuxième et le troisième rapport au comité international en charge de cette convention», a-t-il déclaré.

Il a indiqué en outre que malgré la nouvelle stratégie 2011-2021 et le plan d’actions adopté depuis, les mutilations génitales féminines restent encore pratiquées dans les zones rurales. «Ces cas de mutilations ne sont généralement pas signalés et ne donnent lieu ni à des sanctions, ni à des poursuites. Surtout quand on sait que ces mutilations entraînent souvent des complications obstétriques, des césariennes, des saignements excessifs, des accouchements prolongés et des décès maternels», a martelé avec insistance M. Saleban Omar Oudine.

A l’entendre, il faut que toutes les bonnes volontés  mènent ensemble une campagne de sensibilisation auprès des populations rurales et surtout des préfets, des agents de police, des okals pour qu’ils dénoncent et traduisent les auteurs et leurs complices devant la justice. Le fait de s’abstenir de signaler ces crimes est intolérable. «Car, il s’agit de crime et il faut le décrire ainsi»,  a-t-il conclu sous les applaudissements nourris de son auditoire.

C’était ensuite au tour de la secrétaire générale du Ministère de la Femme et de la Famille de prendre la parole. Mme Yasmine Salem Saïd a indiqué que les discussions seront axées sur les acquis et les avancées des femmes dans les domaines économiques, politiques, sociales et institutionnelles.   «Nous nous attèlerons à combler les lacunes et les vides juridiques touchant spécialement les femmes et nous trouverons des solutions pérennes», a-t-elle affirmé en substance.

Rappelons que cet évènement s’inscrit dans le cadre de la journée internationale de la femme.

Après les débats et les discussions, les participants du forum- débat ont été appelés à formuler  des recommandations susceptibles d’améliorer la condition féminine sous les cieux djiboutiens.

Rachid Bayleh 

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