MFF/PNUD : Le rôle des femmes dans le processus de restauration de la paix

12 septembre 2017 8 h 46 min0 commentsViews: 20

La salle de conférence de l’hôtel Les Acacias a abrité jeudi dernier les travaux d’un atelier de lancement du Plan d’Action National pour la mise en œuvre de la résolution 1325 et autres résolutions connexes sur les femmes et la paix du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Organisée par le ministère de la Femme et de la Famille en collaboration avec PNUD, la cérémonie inaugurale de cet atelier a réuni la ministre de tutelle, Moumina Houmed Hassan, le secrétaire exécutif de l’IGAD, M. Mahboub Maalin, la coordinatrice résidente du système des Nations Unies, Mme Barbara Manzi, et la secrétaire générale de l’UNFD, Mme Fatouma Moussa Abdi. Un expert du département “Paix et Sécurité” de la SERD, M. Aden Omar Abdillahi, dirigeait les travaux de l’atelier. Outre les officiels, la rencontre a regroupé des représentants de différents ministères, les présidents des conseils régionaux, des préfets, un représentant de la présidence, des représentants des organisations non-gouvernementaux, des représentants de l’armée nationale ainsi que des représentants de la société civile.

Faire participer les femmes dans le processus de restauration de la paix et l’objectif de contrer toutes les formes de violences fondées sur celles-ci dans des conflits armés étaient ainsi au cœur des débats lors de l’ouverture de l’atelier «Femmes, Paix et Sécurité». Ces assises ont pour objectif de promouvoir la gestion par les femmes dans le contexte de la consolidation de la paix et de la résolution des conflits. Il s’agit pour les organisateurs d’améliorer le rôle et la place des femmes et des jeunes filles dans la société djiboutienne et de renforcer leurs protections face aux violences à caractère sexuel lors des conflits armés.

Lors de la cérémonie de lancement de cet atelier, plusieurs intervenants ont successivement abordé le rôle crucial de la femme dans la promotion de la paix : la secrétaire générale de l’UNFD, Mme Fatouma Moussa Abdi, qui a pris la parole en premier, a soulevé l’importance de cet atelier pour la femme dans la mesure où il met en exerge, a-t-elle dit, le rôle de la femme et de la fille dans la promotion de la paix.

Elle a également évoqué la lutte contre les MGF que son organisation mène depuis les années 80. «L’UNFD qui accompagne le gouvernement dans la gestion des conflits n’a pas manqué de manifester sa solidarité agissante en apportant une contribution significative et fortement appréciable, à chaque fois qu’un peuple frère a été en situation de crise politique», a-t-elle ajouté.

La Représentante du PNUD et Coordinatrice du SNU, Mme Barbara Manzi,  a félicité le gouvernement djiboutien pour l’initiative de se mettre en conformité avec les normes recommandées par le Système des Nations Unies. Elle a en outre qualifié Djibouti  d’ilot de paix dans une région troublée, qui continue à accueillir des milliers de personnes fuyant la guerre, la misère, la sècheresse et parmi eux des milliers de femmes et de jeunes filles. «La générosité des Djiboutiens et de l’Etat est exemplaire et a beaucoup fait pour leurs frères et sœurs, en situation de crise politique», a-t-elle dit en substance. Mme Manzi s’est finalement engagée à déployer tous les efforts nécessaires pour accompagner cette initiative.

De son côté, le secrétaire exécutif de l’IGAD, M. Mahboub Maalin a fait un plaidoyer en faveur des femmes et notamment concernant leur enrôlement dans le processus de restauration de la paix. Il a par ailleurs félicité la République de Djibouti pour le lancement de la PAN.  «J’aimerais assurer que le Secrétariat de l’IGAD continuera à travailler en étroite collaboration avec les institutions des États membres dans la mise en œuvre des PAN respectifs dans l’intérêt de la paix et du développement durables dans notre région» a-t-il dit.

Quant à la ministre de la Femme et de la Famille, Moumina Houmed Hassan, elle a déclaré que les violences faites aux femmes sont un phénomène largement répondu à travers le monde. Elles sont liées, a-t-elle dit, à un manque de parité dans différentes sociétés. Et elle a insisté qu’«aucune n’est acceptable au 21e siècle, et il est de notre devoir de contribuer à y mettre un terme.»

Elle a indiqué par la suite que la situation générale de la femme au niveau national s’est considérablement améliorée depuis une quinzaine d’années mais qu’il reste encore beaucoup à faire.

S’adressant aux participants de cet atelier, avant de déclarer les travaux de cet atelier ouvert, la ministre Moumina Houmed a dit : «Nous avons fait appel à vous aujourd’hui, vous qui représentez une grande diversité d’acteurs expérimentés dans ce combat contre les inégalités et violences faites aux femmes, pour produire un travail de qualité. Nous espérons que vous pourrez tous apporter une contribution positive aux présents travaux afin qu’au terme de cet atelier et lors de nos prochaines rencontres, nous puissions dégager un PAN pertinent dans la lutte contre ces injustices.»

Rachid Bayleh 

 

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