MDC/ODPIC/OMPI : Bientôt, le réseau CATI opérationnel à Djibouti

17 mai 2016 8 h 16 min13 commentsViews: 311

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Commerce, des PME, de l’Artisanat, du Tourisme et de la Formalisation, M. Hassan Houmed Ibrahim, a procédé hier au palace Kempinski au lancement officiel du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI) en République de Djibouti. D’une durée de deux jours, ces assises  portent sur l’accès à l’information technique et scientifique. En parallèle, il est question de la formation des formateurs. Par définition, la raison d’être du CATI est réduire l’écart de connaissance entre le Nord et Sud afin d’accroître les inventions et par ricochet, le développement. Il consiste en la création  d’antennes censées servir de relais de propagation des connaissances scientifiques disponibles dans les documents de brevets chez les pays en voie de développement. Et ce, faut-il ajouter, avec l’appui des gouvernements du continent.

L’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l’office djiboutien de la propriété intellectuelle et commerciale (ODPIC) ont conjointement organisé hier au palace Kempinski un séminaire sur l’accès à l’information technique et scientifique, suivi de la formation des formateurs.

D’une durée de deux jours, ces assises déboucheront  sur le lancement officiel du réseau CATI dans notre pays.

La cérémonie inaugurale a vu la participation du nouveau ministre délégué au Commerce, M. Hassan Houmed Ibrahim, de la secrétaire générale de ce département ministériel, Mme Ron Osman, de la directrice de l’ODPIC, Mme Ouloufa Ismaïl Abdo, et du représentant de l’OMPI, M. Elangi Botoy Ituku .

Ce séminaire est principalement destiné aux cadres supérieurs de l’ODPIC en vue de renforcer leurs connaissances dans le domaine technologiques.

Ce centre d’appui à la technologie et à l’innovation  communément appelé « CATI », premier en son genre dans le domaine de l’information technologique et scientifique en République de Djibouti, va accorder un avantage comparatif essentiel aux différents centres de recherche de l’Université de Djibouti, de l’Ecole de Médecine, du CERD ainsi qu’à nos PME nationales à travers un accès large et gratuit aux revues scientifiques et techniques.

Il hébergera une base de données spécialisée contenant plus de 90 millions de technologies et plus de 40 000 publications scientifiques mise à disposition pour promouvoir la connaissance, l’innovation et le savoir-faire.

Après un mot de bienvenue de la directrice de l’ODPIC, Mme Ouloufa Ismaïl Abdo, le représentant de l’OMPI a mis en exergue la finalité du projet CATI. Laquelle  est de réduire les écarts de connaissances techniques et scientifiques qui existent entre les pays en voie de développement, les pays les moins avancés, et ceux industrialisés qui sont membres de l’OMPI. « A travers le projet CATI, l’OMPI met à la disposition des pays comme Djibouti non seulement les solutions techniques et scientifiques des temps modernes mais également celles qui ont favorisé l’éclosion des révolutions agricole et industrielle et, par conséquent, le développement socio-économique de l’Europe, de l’Amérique du Nord, du Japon, et aujourd’hui de l’Amérique du Sud, de la Chine, de Brésil, de l’Inde, etc », a souligné  Dr Ituku.

Ce réseau permettra d’améliorer la production, la conservation ou la distribution des produits alimentaires, des produits cosmétiques ou des produits pharmaceutiques, de développer l’agriculture et d’exploiter les ressources naturelles, d’amélioration les méthodes de construction de manière à assurer la qualité et la durabilité de toutes sortes d’infrastructures, d’améliorer tous les aspects de l’hygiène du milieu et de l’hygiène industrielle, de développer la médecine, en particulier, les méthodes de traitement des maladies notamment endémiques,  la fabrication des produits chimiques et biotechnologiques, de faciliter l’essor d’industries textile, automobile et même aéronautique.

Toutes les formules techniques y afférentes sont donc décrites de manière détaillée dans ces 90 millions de ressources documentaires. Toujours selon le représentant de l’OMPI, la République Djibouti pourrait ainsi renforcer sa base technique et scientifique à partir de laquelle elle pourrait se lancer à la conquête de toutes les sciences, du moins des domaines prioritaires mentionnés dans son plan national du développement de la propriété industrielle. Le ministre délégué auCommerce, M. Hassan Houmed, a, dans ses premiers propos, adressé des remerciements  au directeur général de l’OMPI, M.Francis Gurry, pour tout son soutien apporté à notre pays avant de revenir sur l’objectif de la mise en place du CATI en RdD.

« L’Etablissement du CATI est le résultat d’un long processus dans lequel notre pays s’est engagé afin de faire de la Propriété Intellectuelle, un  vecteur incontournable au développement socio-économique en République de Djibouti car l’invention et l’innovation en sont indéniablement, les outils majeurs », a-t-il déclaré .

L’ODPIC a, a-t-il ajouté,  dès sa création, œuvré à la promotion de la Propriété Industrielle dans notre pays afin de le hisser parmi les pays émergeants et ce à travers de multiples actions tant dans l’organisation de séminaires de sensibilisation que dans la création d’un cadre juridique favorable et dernièrement avec l’adhésion de la République de Djibouti au traité de coopération en matière de brevets (PCT). Notons que le processus enclenché est favorable au renforcement des acquis de la propriété intellectuelle sous les cieux djiboutiens. Il va également se poursuivre la semaine prochaine avec la venue d’une mission d’experts de l’OMPI qui permettra au pays de se doter d’une stratégie nationale sur la propriété intellectuelle.

N. Kadassiya 

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