Lutte contre le terrorisme Exercice de simulation : La gendarmerie teste la réactivité de ses unités d’intervention

20 mars 2017 8 h 32 min0 commentsViews: 34

Comment réagir en cas d’attaque terroriste ou de prise d’otage ? 

Tel était le scénario de l’exercice de simulation effectué dans la matinée de vendredi dernier au centre-ville de la capitale par les différentes unités d’intervention et de lutte antiterrorisme de la gendarmerie nationale.

Imaginez un peu que le campus universitaire, situé face au quartier général de la gendarmerie nationale, fasse l’objet d’une attaque terroriste et que de nombreuses personnes soient prises en otage. C’est le scénario qui a servi de toile de fond pour un exercice de simulation que la gendarmerie nationale  a effectué vendredi dernier sur ces lieux. L’exercice a mobilisé ses unités d’élite. Lesquelles ont utilisé des scanners, des caméras et des drones pour filmer la scène en direct.

Pour l’occasion, un périmètre de sécurité a été établi et la circulation a été fermée dans les environs. Un centre de crise a été installé au quartier général de la gendarmerie nationale où une équipe de coordination a été mise en place dans une salle équipée d’outils d’informatiques, des moyens de communication et de transmission.

Sur place, on pouvait voir les officiers supérieurs de cette force publique en train  de coordonner l’intervention. Avec à leur tête le colonel Zakaria Hassan Aden qui était entouré du procureur de la république, du préfet de Djibouti, de l’édile de la capitale, et du président de l’université. Pour rendre plus réaliste l’exercice, des unités médicales d’urgence ont été mobilisées. Citions notamment  les ambulances des pompiers, du SMUR, les équipes du ministère de la santé, et les unités médicalisés des FFDJ.

Après avoir étudié les méthodes d’attaque des terroristes et la prise d’otage, le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale déploya des unités équipées de caméras et deux drones qui avaient un aperçu direct de la scène de prise d’otage. Les gendarmes d’élite disposaient aussi des scanners permettant de détecter la chaleur humaine. Une fois fait l’état des lieux, le commandant des opérations recommanda aux unités tactiques déployées de faire tout le nécessaire pour ne pas faire des victimes civiles. Appuyé par un groupe de tireurs d’élites installés sur les hauteurs du site d’attaque, les professionnels du groupe tactique passèrent à l’action plusieurs heures après avoir étudié toutes les options possibles.

A l’issue de l’opération de simulation, les otages ont été libérés. La moitié des terroristes ont été abattus et les autres ont été faits prisonniers.

Selon le colonel Zakaria Hassan Aden, cet exercice simulation, le premier du genre au centre-ville de la capitale, a permis de tester la réactivité et l’efficacité de ses différentes unités d’intervention.

Leave a Reply


 

Trackbacks

Close
Ne ratez plus les mises à jour de la Nation
En cliquant sur l'un de ses liens, vous serez informé en temps réel.