Lutte contre la soif : Djibouti lancera trois projets d’envergure en 2015

30 novembre 2014 8 h 15 min6 commentsViews: 449

Djibouti, dont la pluviosité annuelle moyenne est inférieure à 200 mm/an sur une grande partie du territoire national, est un pays très pauvre en eau. D’ailleurs, Djibouti est classée dans la catégorie des pays en situation de stress hydrique chronique. C’est pourquoi le gouvernement s’est donné les moyens de ses ambitions pour entamer en 2015 trois grands chantiers dans le cadre de la lutte contre la soif.

Djibouti va démarrer en 2015 trois projets d’envergure dans le cadre de la lutte contre la soif, a annoncé mardi dernier le ministre djiboutien des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement, Mahmoud Ali Youssouf, lors d’un point de presse.

Le premier projet est la construction de la première usine de dessalement d’eau de mer de Djibouti, d’une capacité de 22.500 m3 par jour , extensible à 45.000 m3, avec le financement de l’Union européenne (UE) à hauteur de 40,5 millions d’euros.

L’usine, qui sera alimentée par l’énergie renouvelable en provenance d’un parc éolien, fournira de l’eau potable à quelque 200.000 habitants, soit un quart de la population du pays, et surtout les quartiers défavorisés de la capitale, a-t-il précisé.

Le second projet consiste à amener de l’eau potable de Shinilé, ville de l’Éthiopie. « Ce mégaprojet, qui sera financé par la China Exim Bank, est estimé à 322 millions USD », a affirmé Mahmoud Ali Youssouf.

Les Parlements des deux pays ont déjà donné le feu vert à ce projet transfrontalier. « Avec cette adduction d’eau transfrontalière, Djibouti recevra gratuitement chaque jour un volume d’eau potable de 100.000 m3 durant 30 années », a déclaré le ministre djiboutien.

Le troisième projet à mettre en oeuvre en 2015, a poursuivi Mahmoud Ali Youssouf, comprend la construction de neuf nouveaux forages, d’un débit total de 1,6 millions de m3, la réhabilitation du réseau d’eau potable de la capitale, et la réduction progressive du taux de perte globale d’eau dans le réseau.

Mahmoud Ali Youssouf a rappelé que Djibouti a achevé, avec le soutien de la FAO, la construction d’une adduction d’eau potable en milieu rural qui approvisionne quelque 1.500 ménages ruraux en eau, soit environ 9.000 bénéficiaires. Selon lui, la lutte contre la soif constitue une priorité absolue de la politique du gouvernement et demeure un combat de tous les jours.

« Avec tous ces projets, nous voulons fournir à nos concitoyens de l’eau en quantité et qualité suffisante, partout dans le territoire du pays et à un prix abordable.

Avec ces trois projets, nous voulons sonner la fin de ce goulot d’étranglement à tout développement économique que constitue la soif à Djibouti », a-t-il dit.

Djibouti, dont la pluviosité annuelle moyenne est inférieure à 200 mm/an sur une grande partie du territoire national, est un pays très pauvre en eau. D’ailleurs, Djibouti est classée dans la catégorie des pays en situation de stress hydrique chronique.

Pour répondre à ce manque cruel de ressources en eau potable, ce petit pays de la Corne d’Afrique a mis en place depuis 2007 le Programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres (PRODERMO).

Ce projet, soutenu financièrement par la Banque mondiale, est aujourd’hui le fer de lance de la politique djiboutienne de lutte contre la soif.

NMS

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