Les ordonnateurs des pays ACP en immersion au terminal à conteneurs de Doraleh

22 mars 2018 10 h 01 min4 commentsViews: 114

Notre pays abrite les assises des ordonnateurs nationaux et régionaux des pays de l’Afrique de l’Est membre des pays de l’Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP). C’est dans ce cadre que plus de quatre vingt cinq coordonateurs et officiels issus des pays ACP ont effectué une visite guidée au sein de la société de gestion du Termina là Conteneur de Doraleh (SGTD). 

Le directeur général de la Société de gestion du Terminal à Conteneurs de Doraleh, Warsama Hassan Ali, a organisé hier après midi une visite guidée aux ordonnateurs nationaux et régionaux des pays de l’ACP sur les quais du Terminal à Conteneur de Doraleh. A l’ombre des portiques géants, il a longuement présenté la nouvelle société nationale qui gère ce port, considéré comme l’un des plus performants en Afrique.

M. Warsama Hassan Ali est d’abord revenu sur la résiliation du contrat de concession accordé à DP World concernant l’exploitation du Doraleh Container Terminal (DCT) le 22 février. « A travers cette décision, la République de Djibouti a réaffirmé son intention de préserver et développer les activités du terminal à conteneurs, de respecter la loi et l’intérêt supérieur de toutes les parties prenantes », a-t-il souligné d’emblée.

Puis, il a présenté la société de gestion du Terminal de Doraleh (SGTD), comme une entité créée pour reprendre les activités de DCT, en sa qualité de société publique dont l’unique actionnaire est l’État de Djibouti. « Son rôle est de défendre les intérêts souverains de la nation, de promouvoir les activités du terminal à conteneurs de Doraleh, et de fournir des services conformes aux meilleurs standards internationaux », a-t-il fait valoir.

Puis, il a longuement vanté les mérites du Terminal à Conteneurs de Doraleh qui se distingue par sa position stratégique entre l’Asie et le monde, notamment en ce qui concerne les flux vers les principaux ports de la côte est-africaine, notamment Mombasa, Dar es-Salaam, Maputo et Durban. « Les activités de transbordement ont toujours été incluses dans le plan stratégique de DCT. Le projet a été conçu pour traiter 1 600 000 conteneurs / an. Cependant, l’ancien opérateur voulait le limiter au trafic import-export vers le marché local et l’Éthiopie, dont le volume cumulé d’activités annuelles représente environ 800 000 conteneurs / an », a-t-il indiqué.

« Avec la fin du contrat, et la fin des aberrations imposées par DP World, la SGTD retrouve son ambition et son potentiel », a déclaré le patron de la SGTD, qui s’est dit fier et heureux du grand succès en termes de performances à cet égard depuis le mois déjà écoulé marquant la création de la société publique SGTD. Il est revenu par ailleurs, sur  la signature d’un accord avec Pacific International Lines (PIL), armateur singapourien, pour le traitement de transbordement de 300 000 conteneurs supplémentaires par an le 5 mars dernier. « Cet accord reflète la confiance renouvelée des opérateurs et la volonté de Djibouti à diversifier ses partenaires. D’autres acteurs stratégiques similaires ont déjà exprimé leur souhait d’accompagner la République de Djibouti dans l’expansion du DCT », a-t-il martelé avec insistance devant les ordonnateurs nationaux et régionaux des pays de l’ACP. « Le Gouvernement de la République de Djibouti assure à tous ses partenaires historiques, les grandes nations privées, publiques et amies, son engagement à l’ouverture, sa volonté à promouvoir et défendre les intérêts de tous dans le respect de la loi », a-t-il encore rappelé.

Il faut dire que le DCT est le terminal le plus performant de la côte est de l’Afrique et le terminal le plus moderne et technologiquement avancé. La société de gestion du terminal à Conteneur de Doraleh est un acteur majeur du commerce, reliant les marchés locaux à la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La position géostratégique enviable de Djibouti, située à l’entrée de la mer Rouge et dans la deuxième voie maritime la plus fréquentée du monde, en fait un port de choix pour les marchés de l’Afrique de l’Est ainsi qu’un centre régional de transbordement pour l’Ethiopie enclavée.

MAS 

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