«L’énergie constitue l’épine dorsale du développement socio-économique de tout pays qui aspire à un avenir meilleur», Yonis Ali Guedi, ministre de l’Energie, chargé des Ressources naturelles

12 juillet 2018 10 h 48 min0 commentsViews: 28

«Dans sa longue course pour le développement de son potentiel géothermique, notre pays s’est montré endurant, persévérant et dévoué, et n’a cessé d’avancer au pas. Depuis cette première campagne d’exploration au milieu des années 70, aux campagnes de forage du début et de la fin des années 80, en passant par l’acquisition récente de deux foreuses. Nous avons fourni, et nous pouvons nous le concéder je l’espère, des efforts incessants pour développer cette capacité. Cela se manifeste aujourd’hui par la multitude de partenaires ici réunis, qui participent au financement de ce projet. Ils sont des acteurs financiers ou techniques, et plantent avec nous sur ce même sol de Fiale, les semences nécessaires pour exploiter l’énergie de demain. Nous, du coté du Ministère de l’Énergie, continuerons à nous donner les moyens nécessaires qu’exige le développement de ce potentiel inhérent au développement sectoriel de l’énergie, mais aussi de la République de Djibouti. L’énergie, constitue l’épine dorsale du développement socio-économique de tout pays qui aspire à un avenir meilleur. Sans énergie, l’éducation passe à un niveau secondaire, la santé stagne à un niveau sommaire et enfin l’accès aux nouvelles technologies quant à elle, ne demeurera qu’au stade d’une étoile filante  que l’on ne pourrait qu’admirer au passage. L’énergie est un activateur des facteurs de développement socio-économiques majeurs. Nous avons donc aujourd’hui, plus que jamais – les outils nécessaires pour faire changer notre pays, et prendre conformément à la vision 2035 du Président de la République, le choix de nous y impliquer corps et âmes et en tirer « le meilleur » des parties. Pour faire face à cette condition, le ministère de l’Énergie s’est attelé depuis la dernière décennie, à renforcer son cadre légal et institutionnel afin de favoriser les investissements directs étrangers dans le secteur de l’énergie, et cela parallèlement aux autres combats bien connus que le ministère mène, notamment dans le cadre de l’extension du réseau urbain et périurbain et enfin la densification de l’électrification rurale qui permet de lutter de manière efficace, contre la précarité énergétique qui sévit largement parmi nos populations. Et nous espérons, qu’elle ne sera bientôt qu’un lointain souvenir. Souvent nos populations ainsi que nos représentants parlementaires nous demandent, et vous me le concéderez encore une fois, à quand une électricité peu chère et abordable ? C’est dans des occasions telles que celle qui s’offre à nous aujourd’hui, que la réponse à cette question est la plus opportune. En effet, notre capacité électrique installée et basée principalement sur des sources thermiques au diesel ou au fioul lourd, nous rend étroitement dépendants de l’inflation du prix des produits pétroliers (notons que le prix du Brent est passé de 23 USD à près de 90 USD de 1990 à 2018). N’ayant aucune ressource pétrolière prouvée, nous sommes donc, faiblement armés contre les fluctuations des produits pétroliers. Un coût faible de l’électricité pour les ménages, les entreprises et pour l’ensemble des consommateurs, passe donc inéluctablement par l’exploitation de notre potentiel énergétique naturel et renouvelable dont la géothermie, l’éolien mais aussi le solaire sous ses différentes formes.  Nous sommes riches ! Nous sommes riches de par notre potentiel énergétique, et nous nous devons d’y investir pour mieux nous préparer à répondre aux défis de demain. Demain est un autre jour, dit-on ! Mais demain, c’est déjà aujourd’hui pour nous autres énergéticiens ! Les développements économiques, sociales et industrielles d’aujourd’hui, imposent déjà une cadence infernale au développement du secteur. Bientôt, vous verrez l’avènement de la convergence des producteurs indépendants de l’électricité, qui grâce à leurs fonds propres, vont investir dans le sous-secteur de la production de l’électricité de notre pays. Puissent-ils même être Djiboutiens! Les potentiels en énergies renouvelables de notre pays sont bien connus. Nous disposons en effet d’un potentiel géothermique avéré de 600 à 1000 MW, d’un important potentiel éolien avec des vitesses de vent compris entre 10 et 14 m/s, mais surtout d’un potentiel solaire qui constitue la principale richesse en énergie renouvelable, avec une irradiation normale directe de près de 2430 kWh/m2/an compatible avec une production à partir du solaire photovoltaïque ou thermique. La stratégie énergétique de notre pays place donc les énergies renouvelables sur un piédestal, et la géothermie comme source de base dans le nouveau mixte énergétique de notre pays. La République de Djibouti se focalisera donc en premier lieu, sur le développement son potentiel renouvelable, pour satisfaire à ses besoins énergétiques et renforcer sa capacité de production qui a cru rapidement ces dernières années avec la nouvelle politique de développement des infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières. Cette capacité de près de 100 MW à l’heure actuelle, devra passer à plus de 1000 MW à l’horizon 2030. Une augmentation considérable de notre capacité de production est donc nécessaire pour combler ce fossé et suivre la cadence».

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