Le Visiteur de la semaine Souleiman Barre Djama: Le patriotisme chevillé au corps

26 décembre 2013 15 h 39 min2 commentsViews: 1470

Souleiman Barre Djama est un djibouto-américain dans la fleur de l’âge. L’homme a un humour badin. Quand il nous parle de son vécu personnel sur le continent nord-américain et livre ses impressions depuis son retour au pays. 

De forte corpulence,  Souleiman Barre Djama franchit un jour de la semaine le portail d’entrée de nos locaux. Son accent légèrement yankee trahit un long séjour Outre Atlantique.

L’homme n’est pas un inconnu. Il figure parmi nos correspondants assidus via les réseaux sociaux. Agé de 31 ans, le visiteur est un djibouto-américain.

Il vient de Minneapolis, la capitale de l’Etat du Minnesota aux Etats Unis d’Amérique où il vit de son job au service fret de la compagnie aérienne Delta Airlines.

Il retrouve Djibouti, sa terre natale, après un passage de plusieurs semaines dans les métropoles canadiennes d’Ottawa et de Toronto. Il nous livre ses impressions depuis son retour au pays.

D’emblée, le jeune trentenaire fait part de son agréable surprise devant les changements survenus dans notre environnement urbain.

A commencer par les feux tricolores qui régulent la circulation routière sur les axes les plus fréquentés de la capitale.

Des signes de modernité sous lesquels prolifère parfois une mendicité.  Avec son lot de harcèlements dont font l’objet au quotidien les chauffeurs au volant et les passagers à bord des véhicules en stationnement le long des trottoirs.

Cette forme de misère humaine n’indispose pas Souleiman Barre Djama. A l’instar des automobilistes et piétons djiboutois,  il  oscille entre embarras et sollicitude devant les appels répétés à la générosité d’une nuée de gamins souvent sous bonne escorte de femmes allaitantes.

La remarque fuse spontanément. Elle reflète assez l’humour badin de notre interlocuteur. Il en use encore quand il évoque le contexte économique national.

“Tout n’est pas rose ni noir ici. Djibouti poursuit son propre rythme de développement avec ses atouts et contraintes.

L’essentiel est de transformer les faiblesses en forces dans l’atteinte des objectifs nationaux de progrès social “, lâche-t-il avec un sourire.

D’un ton plus grave, il avoue partager la confiance de la majorité silencieuse de l’opinion publique en la vitalité de l’économie djiboutienne.

Avec comme arguments de poids la croissance soutenue et les chantiers portuaires, tous azimuts, qui sont annonciateurs de lendemains meilleurs.

Pourvu que la cohésion sociale soit, ajoute-t-il, au rendez-vous. L’optimisme de notre hôte tranche avec les atermoiements  d’afro pessimistes  croisés ici et sur le continent nord-américain.

Souleiman Barre Djama les estime peu crédibles dans les rôles d’opposants irréductibles qu’ils s’efforcent de jouer sur la grande toile numérique.

Car les uns et les autres attisent par ce biais  la haine tribale sous le couvert de la liberté d’expression. “Ma sensibilité patriotique s’en trouve heurtée”, nous confie le jeune djibouto-américain.

En réaction, il oppose toujours la force tranquille du débat contradictoire auquel ne résistent guère les rhétoriques nauséabondes de division tribale.

Le constat est tiré de son vécu personnel. Il nous relate ainsi ses sorties médiatiques sur les ondes des chaînes audiovisuelles de langue somalie au pays de l’Oncle Sam et au Canada.

Ses plaidoyers aussi qui contrebalancent au gré des soirées communautaires les appels au soulèvement insurrectionnel d’apprentis sorciers bien au chaud là bas aux frais des contribuables américains et canadiens.

Dans la fleur de l’âge, Citizen Barre affiche une maturité précoce. Quand il passe au crible l’inconsistance des discours haineux et l’inconséquence de leurs auteurs.

Rien ne justifie à ses yeux les dérives verbales de ces esprits versatiles. Versatiles parce que la plupart d’entre eux bénéficiaient hier des largesses des autorités politiques djiboutiennes. Alors qu’ils les vouent aujourd’hui aux gémonies.

Des revirements que notre visiteur qualifie de grotesques. Il lui arrive souvent de prendre au mot les soi-disant opposants dans leur propre jeu.

Un brin provocateur, Souleiman Barre Djama ne rate pas une occasion pour dénoncer leurs délires politiques censés saper la crédibilité  dont jouit le  gouvernement de la République de Djibouti auprès de la communauté internationale.

Parlons plutôt, précise-t-il, d’attaques personnelles au dessous de la ceinture et de surcroît infondées qui obéissent au seul dessein alimentaire d’un bon nombre d’énergumènes djiboutiens en mal de notoriété.

Peu importe où ils vivent : ils s’imaginent  tirer de l’opposition au pouvoir en place une situation de rente ici et partout ailleurs dans le monde.

La pique est encore de Souleiman Barre Djama. Elle donne du piment au débat national autour de l’alternance politique.

MOF

2 Comments

  • souleiman barreh djama ma vraiment impressionne wallahi lors de ceux discoure …………….. paix sur notre pays Djibouti paix sur les peuple Djiboutiennes paix sur notre gouvernement et paix sur notre president insha allah

  • souleiman barreh djama ce jeune m’impression beaucoup …………….. paix sur Djibouti paix sur les peuples Djiboutiennes paix sur notre président insha allah que Dieu soit avec vous

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