Le point avec…Mohamed Fouad Abdo Directeur général de l’ONEAD

21 novembre 2018 9 h 02 min0 commentsViews: 43

La population totale de Djibouti s’élève à 818 159 habitants dont 71% vivent en milieu urbain. Les habitants de la ville de Djibouti représentent 58% de la population du pays. Le climat de Djibouti est du type désertique chaud avec un degré hygrométrique élevé, les températures moyennes variant entre 20°C et 43° C. Les précipitations sont rares, faibles et non régulières avec une moyenne annuelle comprise entre 50 et 180 mm qui varie selon les régions du pays. Les ressources en eau de surface sont très faibles et aléatoires, les eaux souterraines assurent 95% de la desserte en eau. D’une façon générale, les conditions d’approvisionnement en eau potable sont difficiles dans tout le pays. Pour l’ONEAD en charge de l’approvisionnement en eau d’une population de plus en plus urbaine, la tâche s’annonçait particulièrement difficile. Surtout lorsque l’on sait que la capitale, concentrant la majeure partie de la population du pays (60% selon le dernier recensement) était alimentée par 54 forages qui n’arrivaient pas à fournir un volume d’eau suffisant pour satisfaire la demande, en dépit d’un pompage dépassant la capacité de l’aquifère. Ce qui a engendré une baisse de son niveau et une salinité croissante de l’eau. Des études ont porté sur tous les aspects de l’alimentation en eau de la ville et, plus particulièrement, sur une évaluation solide et un diagnostic de l’état des ouvrages de production, de stockage et de distribution, ainsi que sur l’identification de la source d’eau et des ouvrages requis pour assurer un approvisionnement en eau adéquat de la capitale et satisfaire les besoins des différents horizons de planification (…) Mais encore, afin d’accompagner cet ensemble de transformations, des solutions technologiques de télémétrie, de télégestion et de télésurveillance ont été tour à tour intégrées dans la gestion de l’eau afin de la rendre plus efficiente. Aussi, du reste, afin démocratiser l’accès à l’eau et de parvenir à l’atteinte de l’objectif 6 des Objectifs de Développement Durable, l’ONEAD a opté pour  l’application des politiques tarifaires sociales et préférentielles en faveur des ménages à faible revenu. Suite à cette initiative, l’Office a enregistré une forte et continue demande de branchements. L’activité de l’assainissement est relativement nouvelle à l’ONEAD, puisque ce n’est seulement qu’aux termes d’un décret datant de 2007 que l’Office est également chargé de la collecte de l’assainissement liquide et des eaux pluviales. Les spécificités de Djibouti-ville, du point de la nature géographique semi-fermée de ses côtes, poussent à donner plus d’importance pour le renforcement du secteur de l’assainissement et de la protection de l’environnement en général. C’est pourquoi, dans ce contexte, un schéma directeur de l’assainissement 2016-2035 en phase avec les projections de développement de la capitale a été élaboré, mettant l’accent sur le renforcement des infrastructures du secteur de l’assainissement. Ainsi, d’ores et déjà, un important projet est en cours de réalisation, celui qui raccordera Balbala à la STEP de Douda qui, elle-même, verra sa capacité doublée. Balbala sera également dotée, à termes, de sa propre STEP, cette partie de la ville étant amenée à s’étendre. Toujours, calquant aux spécificités géographiques de la ville, des projets ont été réfléchis et réalisés tels que celui de l’assainissement sous vide et le système de dépotage urbain.»

Propos recueillis par Rachid Bayleh 

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