Le point avec…Hassan Omar Mohamed Ministre de l’Intérieur

6 décembre 2018 8 h 59 min0 commentsViews: 28

« Faire émarger des idées nouvelles et des solutions idoines pour une gestion améliorée des flux migratoires »

Aujourd’hui, le constat est patent. Plus de 300 migrants transitent chaque jour par Djibouti pour joindre les côtes du Yémen et poursuivre leur itinéraire d’immigration vers l’Arabie Saoudite et  les pays du Golfe. Or, le détroit du Bab el Mandeb est l’une des routes de l’exil les plus dangereuses au monde où des centaines de migrants périssent chaque année. L’Organisation Internationale pour les migrations(OIM) tire régulièrement la sonnette d’alarme sur l’urgence migratoire du fait des risques liés à cette traversée à cause des maladies infectieuses, des abus et des noyades. Depuis 2011, un centre d’accueil et d’orientation des migrants a été mis en palace et géré par l’OIM. Les migrants trouvent dans ce centre toutes les informations utiles sur les systèmes de référencement pour les assister en cas de détresse ou abus. Les responsables du centre diffusent également des messages de sensibilisation et de prévention sur les dangers liés à la migration irrégulière, notamment les risques d’abus et de traite d’êtres humains. Depuis sa création, des centaines de milliers de migrants ont été accueillis et hébergés dans ce centre. Plus généralement, des milliers de migrants ont été rapatriés vers leur pays d’origine dans le cadre du programme de retour volontaire et  notamment dans le cas des opérations d’évacuation du Yémen. A cet effet, je souhaiterais souligner avec fierté que la République de Djibouti a toujours regardé la situation des migrants en détresse avec beaucoup d’empathie et accepte que des populations vulnérables soient assistées en transit documenté. Ce ne sont pas des opérations faciles à gérer mais notre Président de la République a toujours été clair sur l’importance de la protection et l’assistance humanitaire de ces personnes avant toute chose. Notre conférence tombe à point nommé et sous les meilleurs auspices au moment ou la paix est retrouvée. La paix et la stabilité sont les conditions sine qua none pour un développement socio-économique plus durable de nos pays respectifs et faire décroître les mouvements non planifiées de populations migrantes vulnérables. Il s’agit en clair d’aider les rapatriés volontaires à atteindre des niveaux d’autosuffisances économiques, une stabilité sociale au sein de leurs communautés et un bien-être psychologique pour faire face aux facteurs de la migration. Aussi, notre dialogue devra faire émerger des idées nouvelles et dégager des solutions idoines pour une gestion améliorée des flux migratoires. Pour cela, il nous faudra renforcer les capacités de nos structures versées dans la gestion des flux migratoires. La direction de l’immigration de la direction générale de la police nationale et l’ONARS interviennent régulièrement aux côtés de l’OIM pour assurer un travail remarquable. Dès lors , il nous est impérieux de mettre en place des politiques locales pour assurer la protection et le respect des droits humains des migrants en particulier pour le grand nombre de mineurs non accompagnés nécessitant une protection et une assistance spéciale.

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