Le point avec… Mouna Osman Aden Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales « Apporter une réponse multidimensionnelle aux affres de la pauvreté »

Le point avec… Mouna Osman Aden Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales « Apporter une réponse multidimensionnelle aux affres de la pauvreté »

18 juillet 2018 8 h 44 min1 commentViews: 40

Les sécheresses récurrentes, la flambée des prix des denrées alimentaires affectent les conditions de vie de la population pauvre et  vulnérable dans le milieu urbain et rural. Ainsi le risque de l’insécurité alimentaire, la malnutrition et de la dégradation de bien-être de cette population vulnérable augmente.

Est-il juste aujourd’hui, d’avoir des enfants qui ne mangent pas à leur faim ? Est-il juste aujourd’hui, que des enfants ne puissent pas aller à l’école du fait de l’extrême pauvreté de leurs parents ? Est-il juste aujourd’hui, que des mères meurent en donnant la vie alors que notre Président de la République avait pris l’engagement ferme de faire de l’action sociale et de la solidarité une priorité nationale. Il l’avait promis, il l’a réalisé en lançant le premier programme de transfert monétaire le 7 janvier 2016 dans la localité de Damerjog. Le Programme national de solidarité famille s’article autour de l’amélioration du bien-être social des personnes et familles bénéficiaires, de la valorisation du capital humain et de la création d’opportunités d’emplois.

Ce programme a permis de cibler directement les couches les plus vulnérables de notre population, afin de soutenir directement leur pouvoir d’achat, en laissant la possibilité à ces ménages d’utiliser et d’investir ces transferts au mieux selon besoins spécifiques et pour rompre ainsi le cycle intergénérationnel de la pauvreté. C’est également un instrument efficace en apportant une réponse multidimensionnelle aux affres de la pauvreté afin d’accroître la résilience de nos populations, rétablissant ainsi leur dignité humaine et l’égalité des chances pour tous.

Ce programme a débuté sa première phase avec 3362 ménages repartis dans les cinq régions de l’intérieur avec une prestation de 30 000 FDJ par ménage et par trimestre. Il s’agit par ce biais de permettre aux ménages cibles de subvenir à leurs besoins de consommation de base, d’investir dans les secteurs sociaux (santé, nutrition et éducation), de donner la possibilité aux actifs sans emploi d’acquérir les qualifications nécessaires au marché du travail, et de promouvoir les activités génératrices de revenu.

Au delà des soutiens financiers, les familles bénéficiaires ont accès à des séances de sensibilisation qui sont assurées par l’UNFD. Il s’agit de favoriser par ce biais l’inscription et le maintien des enfants issus des foyers démunis au sein de l’école mais aussi d’inciter les parents à la tenue régulière des visites médicales pour les mères enceintes et les carnets de vaccination de leurs enfants âgés de moins de 5 ans.

Les premiers impacts de ce programme sont aujourd’hui bien visibles. La plupart des ménages bénéficiaires ont déclaré que ce transfert monétaire à entrainé une amélioration considérable de leur régime alimentaire, de leur hygiène personnelle, de leur accès aux documents d’identités nationale, de leur accès à l’éducation scolaire des enfants ainsi que l’amélioration de leur santé.

Au niveau de l’économie locale, le PNSF a dynamisé le commerce local. Les ménages ont été en mesure de s’approvisionner tout au long du mois grâce aux crédits plus volontiers accordés par les commerçants, eux-mêmes moins effrayés par la possibilité de ne pas récupérer les sommes dues, ce qui a alimenté un plus grand sentiment de sécurité chez les bénéficiaires.

Au niveau social, le système d’entraide traditionnelle n’a pas été brisé par le programme. Au contraire, il a permis de resserrer le lien social et puisqu’il est observé plus de solidarité et de soutien des ménages bénéficiaires ver les ménages non ciblés par ce programme.

Au niveau de l’environnement : ce programme a permis de protéger l’environnement (moins d’arbre abattu pour un faire du charbon du bois). Le défi du secrétariat d’Etat chargé des Affaires Sociales est d’abord d’élargir ce programme sur l’ensemble du territoire Djiboutien tant dans le milieu rural qu’urbain. Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, mon département ambitionne de porter le nombre de bénéficiaires de ce programme à plus de 12 362 ménages (5000 dans les régions de l’intérieur et 4000 ménages à Djibouti-ville en plus des bénéficiaires actuels) d’ici janvier 2019.

 

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