Le plan de développement régional expliqué aux assajogs

17 mai 2018 10 h 05 min0 commentsViews: 19

Le conseil régional d’Ali-Sabieh a abrité lundi dernier un atelier sur le plan de développement régional pour la période 2018-2022. Les stratégies de développement ambitieuses, inscrites dans ce plan, ont été élaborées par les membres de cette instance de la décentralisation avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Outre des élus locaux, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, des leaders du tissu associatif, des femmes actives de la société civile et d’autres assajogs aux divers statuts ont pris part aux échanges de ces assises autour des meilleures conditions d’un développement durable de leur région.

En plus d’un expert national en développement et du président du conseil régional, cet atelier a été animé par la coordinatrice-résidente du système des nations unies et représentante du PNUD à Djibouti, Barbara Manzi et du chargé du programme du PNUD, Harbi Omar Chirdon. Et ce, à l’invitation du conseil régional.

Après avoir consulté largement les documents détaillant les tenants et aboutissants de ce plan de développement de la région d’Ali-Sabieh et écouté le plaidoyer de l’expert djiboutien, les participants de l’atelier ont discuté des voies et moyens de sa mise en œuvre. Ils ont également suggéré  de les inscrire et de les pérenniser  dans les actions des différents acteurs du développement local.

Puis, les discussions ont porté sur la définition des actions prioritaires de ce plan de développement local en cohérence avec les objectifs à long terme et ambitieux du SCAP ou de la vision Djibouti 2035.

Lors de cette rencontre, il a été question des types d’actions de développement susceptibles de bénéficier directement ou indirectement du plan-cadre de développement des Nations-Unies au niveau national ou régional. Et celles qui pourraient profiter d’un éventuel déblocage de fonds gouvernementaux.

A noter aussi que ce plan de développement local est présenté aux assajogs après la mise en œuvre du transfert de la récolte des impôts commerciaux et fonciers aux collectivités locales.

Ainsi à l’instar des autres régions du pays, celle d’Ali-Sabieh s’est constitué des fonds issus de ce transfert en matière de fiscalité. Ce qui s’avèrera plus tard une ressource de financement non négligeable en vue de la réalisation de certaines priorités de développement du plan divulgué. Les animateurs de cet atelier ont surtout souligné de la nécessité absolue d’un engagement déterminé des responsables de la région et de tous les autres partenaires régionaux comme nationaux et internationaux du développement dans cette optique.

Les assajogs ont fustigé comme toujours le manque d’infrastructures routières dignes d’une ville et l’accroissement anarchique de leur ville à défaut d’un plan d’urbanisation local futuriste. Ils ont recommandé à ce que ceux qui président la destinée de leur région à ne point naviguer à vue comme auparavant.

Ils doivent s’appuyer sur ce plan de développement ou du moins  sur les actions convenues comme prioritaires inscrites dans leur agenda pour mener à bien la région et pouvoir améliorer les conditions de vie de la population.

Pour que les choses ne restent pas figées et éviter la dégradation des espaces urbaines et rurales, il est important de remédier  la vision personnelle de chaque citoyen et celle collective de la population vis-à-vis des services publics et des autres biens collectifs.

A l’issue de ces échanges fructueux, les intervenants assajogs  ont unanimement approuvé de primer toujours l’intérêt collectif face à l’égoïsme  individuel pour atteindre les objectifs d’une concrétisation réussie de ce plan de développement régional.

Ali Ladieh 

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