Le Garde de Sceaux rejette les allégations du Parlement européen

10 juillet 2013 17 h 52 min1 commentViews: 116

Le Garde de Sceaux, Ali Farah Assoweh, nous a transmis hier un communiqué de presse dans lequel il rejette énergiquement au nom du gouvernement djiboutien  les allégations mensongères sur notre contexte démocratique, diffusées par des exilés malintentionnés avec la complicité de certaines organisations non gouvernementales en quête de sensationnel.

Il balaie aussi du revers de la main le tissu d’informations erronées contenues dans la résolution que le Parlement de l’Union Européenne a adoptée jeudi 4 juillet dernier.

 

Le ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, Ali Farah Assoweh, a publié hier un communiqué de presse, relatif au contexte démocratique de notre pays. Dans ce document, le Garde de Sceaux réfute catégoriquement la résolution d’urgence  sur la situation des droits de l’homme,  de la démocratie et de l Etat de droit à Djibouti,  adoptée  jeudi  4 juillet dernier par le parlement européen. Et ce  sur la base des désinformations  et  calomnies colportées par des individus en exil mal intentionnés qui veulent nuire aux institutions et au peuple de la République de Djibouti.

Par conséquent, le gouvernement djiboutien rejette énergiquement les allégations mensongères et apporte un démenti  formel aux affirmations sans fondement de cette résolution du Parlement de l’Union Européenne.

Les autorités  de Djibouti constatent avec regret que le Parlement européen, partenaire au développement,  n a pas privilégié le dialogue prévu par l’accord de Cotonou  en son article 8 ni respecté  la procédure de consultation de l’article  96. Aussi, le gouvernement de Djibouti est surpris de lire dans cette résolution  des informations totalement erronées,  contradictoires et infondées portant  sur  la maltraitance envers des femmes djiboutiennes,  les conditions  de détention dans les prisons et les atteintes aux droits et libertés fondamentaux. Cela relève de la pure malveillance.

Car la République de Djibouti a été félicitée pour ses efforts déployés dans ces domaines lors de la présentation de son rapport périodique devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève qui remonte au 25 avril 2013. Sur sa lancée, le ministre de la Justice  précise  que  les prisonniers ne sont que des détenus de droit commun jugés pour des motifs de violences et de troubles à l’ordre public. Leur droit à la défense et l’assistance d’un avocat de leur choix sont scrupuleusement  respectés a tous les stades de la procédure judiciaire. Le Garde de Sceaux récuse l’autre affirmation du Parlement européen selon laquelle 180 000  personnes auraient  besoin d’une assistance alimentaire en République de Djibouti. Celle-ci constitue une exagération puisque  Djibouti a récemment été distingué  par  la FAO comme un des rares pays avoir atteint les objectifs du millénaire pour le développement assignés en matière de sécurité alimentaire.

En tout état de cause, le gouvernement de Djibouti ne reconnait aucunement  les considérations et  les mesures erronées contenues dans cette résolution et demande au Parlement européen de reconsidérer ses dispositions. Il trouve inapproprié  que le Parlement européen ait repris sans vérification  sérieuse au préalable des allégations  outrancières diffusées par des exilés avec la complicité de certaines organisations non gouvernementales en mal de sensationnel.

En réaction, les autorités djiboutiennes se feront fort d’adresser une communication à l’instance parlementaire paritaire ACP-UE pour examiner  les atteintes  proférées a l’endroit de Djibouti. Elles réaffirment par la même occasion l’adhésion de notre pays  et son respect aux engagements souscrits  dans l’accord de Cotonou.

Le ministre de la Justice rappelle par ailleurs que la République est signataire des principaux instruments régionaux et internationaux qui sont relatifs au respect des droits de l’homme. Il martèle avec insistance que les autorités nationales  sont attachées au maintien de la paix civile et au respect de l’ordre public.

Enfin, M. Ali Farah Assoweh affirme que le gouvernement djiboutien est prêt à nouer un dialogue politique avec l’opposition comme le président de la République l’a maintes fois déclaré.

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