L’art, une école de tolérance et d’ouverture

10 janvier 2019 8 h 31 min0 commentsViews: 70

A l’occasion de la journée internationale des migrants, célébrée chaque année le 18 décembre, la Délégation de l’Union européenne à Djibouti et l’Organisation internationale pour les migrations ont convié le lundi 17 décembre un large public à la projection du film, intitulé « Dhalinyaro » de la cinéaste Lula Ali Ismaïl dans la grande salle du palais du peuple.

Dhalinyaro est le premier long métrage réalisé entièrement à Djibouti après de longs mois de préparation et de tournage, avec des équipements à la pointe des dernières technologies.

L’art, une école de tolérance et d’ouverture (2)

Le film comme son titre somali l’indique est basé sur l’histoire de jeunes filles présentant les problématiques liées à l’adolescence.

Magnifiquement raconté, Dhalinyaro vous transporte dans le quotidien de trois amies lycéennes qui se rencontrent et lient d’amitié autour d’un drame touchant l’une d’elles.

Un tabou dans la société djiboutienne qui devient vite un secret et un pacte à ne pas dévoiler et qui liera à jamais les jeunes amies. Un drame, une histoire à rebondissement qui captive le public, le fait rire et s’émouvoir au fur et à mesure que l’on fait connaissance avec cette bande d’amies qui deviennent très vite inséparables. Le public enchanté découvre le paysage urbain djiboutien sous un nouvel angle et s’approprie l’histoire de ces trois jeunes filles que tout relie et sépare en même temps.

De nombreuses questions de société y sont traitées : les études, le voyage et la migration, l’amour, l’amitié, la solidarité et l’aumône, le divorce, la précarité et la richesse. Les jeunes actrices y sont impressionnantes et attachantes. Une belle histoire d’amitié racontée avec un bon scénario et une musique captivante : tous les ingrédients sont là pour enchanter les spectateurs !

Ceci pour dire que la scène culturelle djiboutienne se développe. Avec des formes d’expression artistique qui se diversifient. Un marché de l’art aussi qui naît progressivement.

A travers son film, Lula Ali Ismaïl a souhaité donner la parole aux jeunes adolescentes djiboutiennes. La réalisatrice est une figure emblématique de la liberté de création artistique qui contribue à la créativité en général.  Mieux, la liberté de création artistique est une valeur précieuse pour stimuler société et vie économique, créer du dynamisme, nourrir l’initiative.

L’art est une école de tolérance et d’ouverture. Et ce premier long métrage de Lula Ali Ismaïl en est un exemple concret.

Ilwad Elmi 

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