La polyclinique « Houmed Maki Ibrahim » inaugurée à Einguela

29 mars 2018 9 h 08 min0 commentsViews: 166

Après celles de Warabaley et de PK12, le ministre de la Santé, Dr Djama Elmi Okieh, a procédé mardi dernier à l’inauguration d’une troisième polyclinique dénommée« Houmed Maki Ibrahim»  qui se trouve à Eingueila. Les riverains d’Einguela, de quartier 4 et des autres quartiers environnants ont afflué en grand nombre vers le site pour réserver un accueil chaleureux au ministre de la Santé et à la délégation qui l’accompagnait.

La polyclinique « Houmed Maki Ibrahim » inaugurée à Einguela (2)

En effet, plusieurs troupes folkloriques ont égayé la cérémonie par des danses et des chants traditionnels.

Le ministre de la Santé,  Dr Djama Elmi Okieh était accompagné par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mahmoud Ali Youssouf,  la secrétaire d’Etat aux Affaires Sociales, Mouna Osman Aden, la maire de la capitale,  Fatouma Awaleh Osman, et le président de la commune de Boulaos Mr Mohamed Ismail Omar.

Dès leur arrivée sur les lieux, le ministre de la Santé et sa délégation ont été accueillis chaleureusement sous les applaudissements et les acclamations d’une population totalement séduite par l’appellation de cette polyclinique « Houmed Maki Ibrahim ». Le nom d’un défunt dont les habitants d’Eingueila gardent un bon souvenir.

A noter aussi la participation de plusieurs hauts fonctionnaires du département ministériel de la santé, dont le secrétaire général par intérim, Dr. Dr Saleh Banoïta Tourab, au déroulement de la cérémonie inaugurale de cette nouvelle structure sanitaire.

Le ministre de la Santé et ses invités n’ont pas boudé le plaisir de prendre un bain de foule avant de couper officiellement le ruban symbolique. L’événement  a débuté par la lecture d’un verset du Saint Coran, suivi du retentissement de l’hymne national qui fut entonné à l’unisson par les personnalités publiques et les simples anonymes.

Soulignons au passage la présence de plusieurs membres de la famille du défunt Houmed Maki Ibrahim en l’instant solennel d’inauguration de cette polyclinique. Et c’est son fils Maki Houmed Maki qui a pris la parole pour exprimer toute sa gratitude et sa fierté de voir cette polyclinique porter le nom de son défunt père. Il a donc remercié, au nom de tous les membres de sa famille, le ministre de la Santé et l’ensemble des professionnels de la santé pour cet hommage posthume qui est à ses yeux une marque de haute considération à la mémoire de feu Houmed Maki Ibrahim.

Prenant tour à tour la parole, des leaders d’associations féminines de Quartier 4 et d’Eingueila, en l’occurrence Kadra Awaleh et Fatoum Hassan,  ont souhaité, au nom de la population récipiendaire la bienvenue au ministre de la Santé et à sa délégation. Elles ont respectivement exprimé la satisfaction collective face au dévouement du Dr Djama Elmi Okieh qui est à l’origine de l’avènement de nouvelles polycliniques en milieu urbain. Le fait marque, ont-elles dit en chœur, le  franchissement  d’une étape cruciale dans la mise en œuvre de la politique de réforme du système sanitaire.

Au nom des élus locaux, le président de la commune de Boulaos, Mohamed Ismaïl Omar, a d’emblée  félicité le ministre de la Santé pour son engagement et  son effort continus dans l‘amélioration du bien-être et de la santé de la population djiboutienne.

De son côté, la maire de Djibouti-ville,  Fatouma Awaleh Osman,  a salué la genèse de cet important projet socio-sanitaire qui relève une fois de plus la qualité des soins dans nos structures de santé. Elle a exhorté la population bénéficiaire à préserver ce bien commun. Invité à prendre la parole, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mahmoud Ali Youssouf, a salué les efforts consentis par le ministère de la Santé pour développer et moderniser le système de santé national.

Lui-même issu de ce quartier populaire, le chef de la diplomatie djiboutienne a ajoutéqu’il était particulièrement heureux de voir la mise en service de cette polyclinique qui va améliorer considérablement la qualité et l’offres de soins et par-delà le bien-être social des riverains.

Le moment fort de cette cérémonie  inaugurale fut l’intervention du ministre de la Santé qui est l’instigateur de la stratégie de mise en place des polycliniques. Dr Djama Elmi Okieh a d’emblée mis en exergue les objectifs visés par son département ministériel dans la mise en œuvre des projets de polycliniques. Des initiatives opportunes qui vont transformer structurellement le système de santé national vers une plus grande accessibilité et une meilleure prise en charge des soins spécialisés dans nos communes. Le ministre de la Santé a, en outre, exhorté la population récipiendaire de ce projet à prendre soin et de veiller au respect de la salubrité de leur polyclinique afin de pérenniser leur bien commun.

Par ailleurs, il a déclaré que la généralisation des maternités et le renforcement de la prise en charge de la mère et de l’enfant dans les polycliniques constituent une réponse aux instructions de la première dame et présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haid.

Enfin, Dr Djama Elmi Okieh a brièvement rappelé le parcours professionnel exceptionnel du défunt Houmed Maki Ibrahim qui a marqué de son empreinte les grandes évolutions de notre système de santé et dont le ministère de la Santé tient, symboliquement, à perpétuer la mémoire pour la postérité.

Place à la visite guidée. A la fin des discours officiels, le ministre de la Santé et ses invités ont effectué une visite guidée de cette toute nouvelle polyclinique  qui est appelée à dispenser en son sein des nouvelles prestations spécialisées telles quel’ophtalmologie, la stomatologie, la maternité avec une salle d’accouchement, le service de urgences qui sera opérationnel 24h/24, l’ORL et la Radiologie. Avec l’avènement de cette polyclinique, le nombre de personnel est multiplié par trois. Des techniciens paramédicaux qualifiés et des médecins spécialisés y auront à leur disposition un plateau technique à la pointe de la technologie pour ce qui concerne la radiographie et l’échographie.

Ainsi, la mise en place de ces polycliniques répond aux exigences de la politique des soins de proximité au profit de  la population et ce, à travers le renforcement de la qualité de l’offre de soins, l’élargissement et la généralisation de la couverture de santé universelle et la contribution à la réduction des coûts de santé et des soins spécialisées.

Ces polycliniques constituent un niveau intermédiaire dans la pyramide sanitaire et vont proposer des nouvelles gammes de services de soins spécialisées en milieu urbain et péri-urbain afin de permettre  le désengorgement  et la suppression des  goulots d’étranglement au niveau des hôpitaux de référence tels que l’hôpital Peltier et l’hôpital Cheicko.

Au terme de la visite des lieux, le ministre de la Santé et ses collègues du gouvernement ont pris la pose avec  les membres de la famille du regretté Houmed Maki Ibrahim sous les flashs et crépitements des caméras des professionnels des médias nationaux.

 

 

Bref aperçu sur le parcours professionnel du défunt

Houmed Maki Ibrahim

Le défunt Houmed Maki Ibrahim faisait partie de la toute première génération d’infirmiers diplômés d’Etat qui ont été formés en 1972 en France. En sa qualité d’infirmier major, il a sillonné chacune des régions de l’intérieur.

Après sa formation de technicien supérieur en santé publique, il a pris les rênes de la direction des matériels d’éducation pour la santé, qui est l’ancêtre de l’actuelle direction de la promotion de la santé.

Entre 1983 et 1993, il a initié la mise en place du CFPS, avec sa touche personnelle pour la filière communautaire. Durant cette période,  il a formé plusieurs générations des paramédicaux et d’infirmiers DE.

Il a ensuite dirigé le programme du PEV. Et à ce titre il est considéré comme le père de la  micro planification du PEV pour la couverture universelle sur l’ensemble du territoire national. Il a mis en œuvre par ce biais les premières supervisions intégrées.

Parti à la retraite en 2011, le défunt Houmed Maki Ibrahim a largement contribué au processus de mise en place des soins de santé essentiels en laissant l’héritage de sa vision communautaire de la santé publique, sa vocation à la recherche accrue de la performance  et sa prestance à travers une culture de leadership et de dignité.

Le regretté Houmed Maki Ibrahim nous a quitté le 11 décembre 2015. Le ministère de la Santé a tenu à lui rendre un hommage posthume en faisant passer son nom à la postérité.

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