La parole à…Saleban Omar Oudine Président de la CNDH

13 mars 2018 9 h 54 min0 commentsViews: 22

«En juillet 2011, lors de la présentation du rapport le comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s’est réjoui des avancées effectuées par la République de Djibouti en la matière.

Le code de la famille (2002), qui fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les femmes et les hommes. Ce code améliore la situation économique des femmes dans les mariages polygames, abolit l’usage de la répudiation, et il pénalise le refus de la part d’un mari divorcé de payer une pension alimentaire «abandon de famille»;

La modification en 2009 de l’article 333 du code pénal (qui considère les mutilations génitales féminines comme un crime) afin de définir de pareilles mutilations et de pénaliser leur non-signalement, et celle de l’article 7 du code de procédure pénale afin d’assouplir les conditions auxquelles les organisations de défense des droits des femmes doivent se plier pour saisir un tribunal au sujet de cas de mutilations génitales féminines;

La loi sur la traite des êtres humains (2007), qui considère comme un crime de perpétrer ou de faciliter la traite d’êtres humains et prévoit d’aider les victimes. Cette loi a été réactualisée en 2016 par la loi n° 133.

La loi sur le système d’enseignement (2000) qui institue l’enseignement gratuit et obligatoire pour les filles et les garçons âgés de 6 à 16 ans.

Le code du travail (2006) qui prévoit, entre autres, 14 semaines de congés payés de maternité et trois jours de congés parentaux payés pour les pères.

L’égalité des salaires entre les femmes et les hommes, ce qui n’est pas le cas même de certains pays développés.

L’intégration de la femme dans les sphères de décisions politiques (ministre, député).

Le comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a noté aussi avec satisfaction la création en 2008 du ministère de la promotion de la femme, du bien-être familial et des affaires sociales, qui a été renommé depuis ministère de la femme et de la famille, l’adoption de la stratégie nationale d’intégration des femmes dans le développement (2003-2010) et son plan d’action, qui visent à renforcer la participation des femmes à la vie politique et économique, à améliorer la santé des mères et des enfants, enfin à favoriser l’accès des femmes et des filles à l’éducation et à l’alphabétisation».

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