La dramaturge Aïcha Mohamed Robleh signe son premier film de long métrage

18 juin 2015 10 h 07 min9 commentsViews: 402

Dans le cadre de la sensibilisation pour l’abandon total des mutilations génitales féminines, la projection d’un film a été successivement organisée le 14 juin à Obock, le 15 juin à Tadjourah et le 16 juin à Dikhil.

Des progrès considérables ont été enregistrés dans notre pays, en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines. Dans le but de susciter l’adhésion des derniers indécis qui continuent toujours en cachette de faire subir l’excision à leurs enfants, la projection d’un film sur le thème de l’excision et des mutilations génitales féminines a été organisée au profit de la communauté dikhiloise, dans la soirée du 16 juin dernier.

La projection de ce long métrage a été effectuée la veille à Obock et le jour avant à Tadjourah.Il s’agit d’un film intitulé «Pour Une Vie Sans Lame », réalisé par Mme Aicha Mohamed Robleh et interprété par sa troupe « La voix de l’Est », qui relate en effet l’histoire d’une petite fille de 6 ans, Linda, que sa grand-mère paternelle emmène en brousse durant les vacances scolaires.

Celle-ci en concertation avec la mère de sa belle-fille, décident d’exciser la petite Linda, en compagnie de douze autres fillettes, à l’insu de ses parents. Mais ces derniers apprennent la nouvelle et parviennent in extremis à sauver l’ensemble des filles de cette pratique néfaste et dangereuse.

L’ensemble des personnes impliquées dans cet acte est déféré au parquet où des Oulemas, des spécialistes de la santé et des membres d’ONG dénoncent tour à tour à la barre les nombreux méfaits des mutilations génitales.

La projection de ce film, d’une durée d’une heure vingt minutes, réalisé initialement en français,  avant d’être doublé en langues locales, a débutée le 14 juin dernier à Obock et se poursuivra dans toutes les régions du pays, en présence de la réalisatrice Mme Aicha Mohamed Robleh et du directeur artistique M. Moussa Hassan Moussa.

Les promoteurs de ce film espèrent qu’un pas supplémentaire soit réalisé en matière d’évolution des mentalités sur la question des MGF dans notre pays. Dans le cadre de la deuxième phase de ce programme, une tournée est également prévue dans les régions de l’intérieur pour un débat avec la communauté sur le thème des mutilations génitales féminines. Bref, cette performance artistique démontre qu’il est en effet possible de réaliser des films de qualité en république de Djibouti.

HA

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