Journée mondiale des premiers secours : Vulgarisation des gestes qui sauvent des vies humaines

13 septembre 2018 8 h 25 min0 commentsViews: 76

A l’instar des 191 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde, Djibouti a célébré hier la journée mondiale des premiers secours. Placée sous le thème de «Je n’ai pas besoin de permis pour sauver des vies», l’édition 2018 de cette journée organisée comme à l’accoutumée,par la société du croissant-rouge de notre pays, s’est déroulée au centre de santé communautaire de Balbala 1, sis le long de la route d’Arta.

Vulgarisation des gestes qui sauvent des vies humaines (1)

Porter assistance à une personne en danger, quelque part sur une route nationale ou même en plein centre urbain, nécessite une parfaite connaissance des gestes de base qui peuvent sauver. C’est du moins la mission principale de la société du croissant-rouge de Djibouti qui ne cesse de mettre en œuvre des programmes de sensibilisation au sein des organisations de la société civile.

Emue par les hécatombes sur les routes, la communauté internationale a institué une journée mondiale, dédiée aux premiers secours, que chaque citoyen lambda est censé faire lorsqu’il arrive sur le lieu d’un accident.

A Djibouti, cette journée fut célébrée, à l’instar des autres mouvements de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, hier matin, dans les locaux de cette organisation humanitaire, sis au centre communautaire de Balbala 1. Le rendez-vous annuel de l’édition 2018 de cette journée porte une thématique forte : «Je n’ai pas besoin de permis pour sauver des vies». A travers ce slogan, la communauté internationale sensibilise les citoyens du monde sur l’apprentissage des premiers gestes de secours face à un accidenté. Le choix n’est pas anodin puisque, partout dans le monde, les accidents de la route sont devenus la principale cause de mortalité.

C’est en ce sens que la société du croissant-rouge djiboutienne  a organisé un atelier de formation, intitulé «premiers secours sur la sécurité routière», au profit de 25 jeunes volontaires issus de différents quartiers de la commune de Boulaos. Ces derniers ont en effet, durant deux jours, bénéficiés des cours théoriques et pratiques de haut niveau sur les gestes nécessaires qui sauvent, dispensés par le responsable de la formation au Croissant-Rouge djiboutien, en l’occurrence Abdourahman Mohamed Guedi.

Lors de son intervention, celui-ci a bien expliqué aux jeunes participants de cet atelier que toute personne qui s’abstrait volontairement de sauver une personne en danger s’expose à  une peine d’emprisonnement de 5 ans et au paiement d’une amende de 5.000.000 FD. «Vous-vous trouvez au 1ier rang dans la chaîne de secours, avant l’arrivée de l’ambulance », a-t-il martelé avec assistance devant les apprenants.

A l’issue de cette formation, chacun des 25 jeunes volontaires a reçu un certificat prouvant son aptitude à apporter l’aide nécessaire en cas d’accident.

Rachid Bayleh 

 

Ils ont dit…

Abdourahman Mohamed Guedi, responsable de la formation au Croissant-Rouge de Djibouti :- «Spécifiquement cette journée est dédiée à la sécurité routière et dans ce cadre nous avons formé les volontaires du Croissant-Rouge en matière de premier secours. Nous les placerons dans les points d’arrêt des voitures sur les routes principales de notre pays pour sensibiliser les conducteurs sur les exigences préventives de la sécurité routière. Et ce en distribuant des brochures sur lesquelles nous allons indiquer les gestes de premier secours et des conseils de prévention sur la sécurité routière, notamment le port de la ceinture de sécurité placée dans chaque véhicule. Car selon un rapport établi en 2015 par l’Organisation mondiale de la santé,  la route fait une victime toutes les 30 secondes. C’est pourquoi que nous allons sensibiliser la population et les usagers des véhicules à prendre conscience de la gravité des accidents au niveau national. Ces volontaires sont issus des Quartiers 1 et 2, du Q.7, 7bis et Arhiba. Ce sont des volontaires identifiés par le Croissant-Rouge dans le cadre de ses différentes activités promotionnelles de l’hygiène pour sensibiliser leur communauté par la suite. Nous allons renforcer leurs connaissances à travers des divers formations dont celle qu’ils ont bénéficié aujourd’hui»

 

Abdallah Mohamed Abdallah, volontaire du Croissant-Rouge au Quartier 1 :-  «Cette formation nous est fort bénéfique puisqu’il s’agit d’œuvrer pour le bien-être de nos communautés. Je suis vraiment très fier d’apprendre tous ces gestes qui consistent à sauver des vies humaines. Aujourd’hui à travers les différentes formations, je suis capable d’agir face à des catastrophes, comme l’incendie ou comme c’est le cas aujourd’hui face à un accident grave de la circulation. Les connaissances, que j’ai acquises, me serviront à me rendre utile volontairement à la société. Aider, est un grand plaisir pour moi. Je remercie le Croissant-Rouge et ses responsables pour tous les formations reçues.»

 

Madina Ibrahim Ali, volontaire du Croissant-Rouge  à Arhiba :-«  Nous avons été identifiés au niveau du centre de développement communautaire  de notre quartier. J’ai suivi des études universitaires. J’étais étudiante  à l’université de Djibouti. Je suis à la recherche d’un emploi . Comme je ne fais rien maintenant, au lieu de rester à la maison, j’ai décidé de me rendre utile à la communauté. C’est pourquoi j’ai rejoint l’équipe des volontaires du Croissant-Rouge. Comme vous le savez, il y a beaucoup d’accidents parfois mortels sur la route qui passe devant notre quartier. Donc,  la formation,  que j’ai suivie durant ces deux jours, me servira beaucoup. J’ai appris des gestes très utiles à savoir l’utilisation d’un garrot pour arrêter une hémorragie et plusieurs autres gestes qui me seront utiles pour sauver des semblables. Car l’être humain et la vie humaine sont très chers pour moi et les sauver est non seulement un grand plaisir mais aussi un devoir citoyen ».

Propos recueillis par Rachid Bayleh 

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