Institut Africain de Djibouti : Vers la promotion d’une culture d’excellence à tous les niveaux

10 décembre 2018 13 h 28 min7 commentsViews: 310

Plusieurs entreprises djiboutiennes et étrangères ont étalé leur savoir-faire et leurs domaines de prédilection sur les quelques 250 stands éparpillés dans les trois immenses chapiteaux érigés sur l’esplanade du palais du peuple lors de cette 2ième édition de la foire internationale de Djibouti (FID) qui se déroule jusqu’aujourd’hui. L’Institut Africain de Djibouti était de celles-là. Nous avons visité le stand de cet institut.

Pour plus de détails, nous avons rencontré le président de cet établissement, Ismaël Awad Said, qui nous a présenté le président fondateur de l’institut universitaire de la Côte au Cameroun, partenaire avec l’IAD, Paul Guimezap.

Institut Africain de Djibouti (1)

Située sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, au carrefour entre l’Afrique de l’Est, la péninsule arabique, le continent asiatique et l’Europe via le canal de Suez, la République de Djibouti s’est dotée d’infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires modernes pour attirer les investisseurs étrangers. Le pays doit disposer d’une main d’œuvre qui soit à la hauteur de son  ambition de devenir un hub commercial incontournable dans la région. C’est du moins l’objectif de la signature en mai dernier de l’accord-cadre de partenariat entre l’Institut Africain de Djibouti et l’Institut Universitaire de la Côte.

En effet, cet établissement, basé au Cameroun, propose à nos jeunes étudiants différents cycles de formation pour l’obtention de brevets de techniciens supérieurs, de licence professionnelle, de master professionnel et d’ingénierie pour le développement des entreprises et de l’entreprenariat en rapport avec l’évolution du monde industriel, technologique et celui des affaires.

Selon le président de l’IAD, Ismaël Awad Said Awad, ce partenariat vise à répondre aux besoins en qualifications du marché de l’emploi.

«Nous avons signé cet accord-cadre avec cet institut parce qu’il propose des formations qui ont des débouchés à Djibouti, notamment le génie civil, le génie mécanique, le génie électrotechnique, etc. et même des filières de formation dans les domaines du bois», nous a-t-il confié.

Pour sa part, le président de l’institut universitaire de la Côte, le camerounais Paul Guimezap s’est dit réjoui de sa visite à Djibouti et a déclaré que son institut est reconnu comme un mastodonte de l’enseignement supérieur en Afrique.

«J’ai profité de mon séjour pour me promener un peu dans la ville et j’ai constaté qu’on utilisait à Djibouti beaucoup de climatiseurs. Ces derniers sont de plus en plus sophistiqués avec des alimentations complètement électroniques. Donc il faudrait ici une formation d’électroniciens qui ont des niveaux supérieurs pour pouvoir réparer et entretenir ces appareils. Je pense que nous devrions étendre les formations dans ce niveau supérieur», a-t-il dit. Et de poursuivre : «Nous proposons également des génies biomédicaux qui, dans tous les hôpitaux d’Afrique, assurent les maintenances des appareils médicaux. Ce débouché là existe aussi à Djibouti. Au lieu de faire appel à des techniciens étrangers, il est donc nécessaire d’avoir ses propres techniciens».

En effet, les besoins grandissants en qualifications du marché du travail obligent parfois des employeurs à recruter une main d’œuvre étrangère au détriment d’une jeunesse locale non formée dans certains domaines. C’est   pourquoi l’une des priorités majeures de la feuille de route du Président de la République est de permettre aux jeunes djiboutiens d’acquérir des compétences recherchées par les pourvoyeurs d’emploi dans le cadre de la lutte contre le chômage.

Rachid Bayleh 

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