Haro sur les MGF !

28 novembre 2013 10 h 12 min1 commentViews: 299

L’Université de Djibouti a abrité mardi dernier un atelier de sensibilisation sur la lutte contre les mutilations génitales féminines. Organisé par la Commission nationale des Droits de l’Homme, cet atelier, animé par le Dr Abdoulkader Hassan, professeur de Droit, a vu la participation du président de la CNDH, Ali Mohamed Abdou et celle de Mme Samia Youssouf, membre de l’association du collectif liégeois contre les mutilations génitales féminines.

Vieille coutume aussi inutile qu’injuste, l’excision, bien qu’interdite, continue d’être pratiquée en cachette en République de Djibouti.

Et les autorités nationales ont pris le parti de sensibiliser la population sur les effets désastreux des mutilations génitales féminines. Ainsi, mardi dernier, un atelier sur les MGF commençait ses travaux à l’université de Djibouti.

L’atelier a débuté par la projection d’une vidéo sobrement intitulée : « Luttons contre les MGF ! ».

Ce court métrage était axé sur les dangers et les souffrances endurées par les jeunes filles qui ont subi les MGF. Attentifs et particulièrement intéressés, les étudiants, tous sexes confondus, ont pu constater de visu les conséquences néfastes de la mutilation génitale féminine qui  sévit en Afrique et à  Djibouti.

Le président de la Commission nationale des Droits de l’Homme, l’ancien procureur général Ali Mohamed Abdou, qui a pris la parole,  à la fin de la projection,  a rappelé combien les jeunes Djiboutiennes souffraient à cause des MGF.

Il a  indiqué que le moment était venu de mettre en application  l’article 333  du code pénal  qui stipule que quiconque pratique les MGF encourt une peine d’emprisonnement et une amende avoisinant la somme d’un million de francs.

Pour sa part, Mme Samia Youssouf, membre du collectif liégeois contre les mutilations génitales féminines, a expliqué que son association travaillait d’arrache-pied  pour informer et  sensibiliser les femmes et les jeunes filles aux dangers de cette pratique.

‘’Djibouti fait partie des pays où l’on continue de pratiquer cette coutume ancestrale pharaonique et nous sommes disposés à éradiquer cette pratique par la voie de la sensibilisation et de l’écoute’’, a déclaré Mme Samia.

La séance s’est clôturée par une série de questions posées par les étudiants qui ont affiché un  grand intérêt pour cette question des MGF.

Parmi les personnalités qui étaient là pour répondre aux questions des jeunes étudiants, figurait notamment le très médiatique docteur Abdoulkader Hassan, enseignant chercheur.

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