Gestion de l’approvisionnement en eau potable et l’épuration des eaux usées : Un réseau de professionnelles se mobilise

12 juillet 2018 11 h 03 min0 commentsViews: 132

Une journée, dite porte ouverte, s’est tenue mardi dernier dans les stations d’Ambouli et celle  d’épuration de Douda de l’Office national de l’eau et l’assainissement (ONEAD). Une vingtaine de femmes ont été conviées pour prendre part au déroulement de  cette première  journée d’activité du réseau djiboutien des femmes professionnelles des eaux et de l’assainissement.

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L’ensemble du personnel était à pied d’œuvre mardi dernier pour le succès de la journée, dite porte ouverte,  dans les stations d’Ambouli et celle  d’épuration de Douda de l’Office national de l’eau et l’assainissement(ONEAD). Une vingtaine de femmes triées sur le volet ont été conviées à cette  journée qui  s’inscrit dans le cadre de la  création d’un nouveau réseau djiboutien de femmes professionnelles dans la gestion de l’eau et de l’assainissement. Créé en avril dernier, ce réseau se veut le relais de l’ONEAD dans les différents quartiers  et les coins reculés de Djibouti-ville. Il appartient aux adhérentes d’user de leur influence parmi leurs voisinages respectifs afin de faciliter l’appropriation collective des exigences d’une gestion optimale de l’eau potable et des eaux usées.  Communément appelé  réseau Djiboutiens des femmes professionnelles de l’Eau et de l’Assainissement, de son abréviation REDFEPEA, sa création répond à l’approche  de l’association africaine de l’eau(AAE) qui encourage   l’implication du genre dans les domaines de l’eau et de l’assainissement.

Djibouti, à travers l’ONEAD, fait partie  des 32  nations membres de l’AAE sur le continent. 25 d’entre elles ont opté pour la création de ces réseaux de femmes professionnelles. Ce choix tient au rôle prépondérant que la femme joue dans les sociétés africaines sur les plans familial, social, et économique. La nôtre ne fait pas exception à la règle.

L’occasion pour l’ONEAD de convertir  ces femmes aux vertus de la bonne gestion de l’eau et des eaux usées. Pour ce faire, l’ensemble du personnel a mis  les mains à la pate pour que première  journée d’activités marque les esprits des principales concernées. L’objectif visé par ce biais était de leur faire découvrir les énormes moyens que l’Etat engage dans l’approvisionnement en eau potable de qualité,  la lutte   contre le gaspillage de l’eau potable, et le rejet des déchets métalliques et autres sur les eaux usées.  Introduites dans l’enceinte du site d’Ambouli à bord d’un bus et accompagnées par la vice-présidente de ce réseau de femmes professionnelles, Kadija Ali Abdou, les visiteuses ont eu droit à un premier débriefing  sur le rôle du site d’Ambouli et l’importance de l’eau. Guidées par le chef service de la production de la station, Youssouf Ahmed,  elles ont effectué une immersion au sein des salles des machines. Lesquelles sont constituées principalement de deux stations de pompages et d’une station de coloration ou de javel. Des  milliers de mètres cube  d’eau sortent chaque jour de cette station d’Ambouli et desservent toute la ville de Djibouti.

Au coin, et avec un groupe de femmes, certainement égarées par l’immensité du site, munie d’un crayon et d’un bout de papier, Nagat Salem ingénieur hydraulicienne  explique en détail les différents processus que passe l’eau avant d’atterrir dans le robinet.

Une fois terminée cette étape d’Ambouli, le convoi a fait un petit détour au  site de forage  appelé E1.  Ce site a  la particularité d’être le premier  site  de forage à voir le jour sous nos cieux. Toujours opérationnel, ce site porte en lui un caractère historique.

Après cette parenthèse, le convoi a pris le chemin de la localité de Douda où se trouve la station d’épuration des eaux usées. Là encore, les ingénieurs et les techniciens de la station d’épuration ont accueilli  à bras ouverts ces femmes qui font former la première vague d’adhérentes du réseau REDFEPEA. Une fois qu’elles ont pris place dans la salle de réunion de ce site, Hana Abdourahim, chimiste de la station d’épuration s’est attelée à expliquer        au groupe de femmes, le processus de transformation des eaux usées  en des ressources hydrauliques   utiles à l’agriculture. Et ce, faut-il ajouter, grâce au recours du plan des différents lieux de récupération des eaux usées  situées dans la ville de Djibouti.

Sur ce, les éclaircissements de la jeune ingénieure ont été saisissants. Car ils ont non seulement  suscité   l’intérêt du groupe des femmes mais aussi éveillé la curiosité de ces dernières. Celles-ci, enhardies, n’ont pas manqué de soulever des  multiples suggestions dans ce domaine vital.  Le groupe des femmes  a pris  conscience de l’utilité de préserver l’eau usée intacte. Et ce pour qu’une fois transformées, ces eaux servent d’engrais naturels aux agricultures issus du voisinage.

La journée s’est achevée par une visite guidée dans les installations de la station d’épuration de Douda. L’ONEAD en a tiré une certitude, celle qui est d’avoir éclairé la lanterne  ces femmes sur l’utilité de  l’eau. Même quand il s’agit d’eaux usées.

Sadik Ahmed   

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