Géothermie à Djibouti : Des ambitions chiffrées

3 mai 2015 9 h 47 min3 commentsViews: 889

Le développement de l’énergie géothermique est l’un des volets majeurs de la politique énergétique du gouvernement qui promet de faire passer le revenu intérieur brut par habitant de 1.045 dollars  à 12.746 dollars d’ici 2035. La réduction du coût de l’énergie est l’une des conditions sine qua none dans la réalisation de cet objectif.

Djibouti envisage de développer son potentiel en énergie renouvelable afin de diminuer le coût de son électricité et d’accélérer ainsi sa croissance économique. Le pays, qui pourrait produire plus de 1000 MW d’énergie à partir de la géothermie, a aujourd’hui, l’un des coûts d’électricité les plus élevés au monde : 0.28 $ par kilowattheure contre une moyenne de 0.14$ en Afrique, 0.07$ en Asie de l’Est et 0.04$ en Asie du Sud.

L’électricité constitue 25% du budget des entreprises et des sociétés installées dans le pays, ce qui diminue considérablement son attractivité économique. « Si nous avions une énergie moins chère, nous pourrions attirer les investissements.

L’énergie est la clé pour la création de nouveaux emplois. Elle pourra transformer le pays », a déclaré Abdourahman Omar Haga, le responsable des ressources naturelles au ministère djiboutien de l’énergie. Avec un taux de chômage de 48%, Djibouti figure parmi les 20 pays les plus pauvres au monde.

Le développement de l’énergie géothermique est l’un des volets majeurs de la politique énergétique du gouvernement qui promet de faire passer le revenu intérieur brut par habitant de 1045 dollars  à 12 746 dollars d’ici 2035. La réduction du coût de l’énergie est l’une des conditions sine qua non dans la réalisation de cet objectif.

Pour ce faire, le gouvernement prévoit de produire son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2020 en s’appuyant sur le solaire, l’éolien et bien sûr la géothermie.

D’ailleurs, 13 sites potentiels de centrales géothermiques ont déjà été identifiés par l’Agence japonaise de coopération internationale. L’exploration de quatre de ces sites devrait démarrer cette année, la sélection des compagnies devant s’en charger étant actuellement en cours. « Il y a un ensemble de facteurs qui devraient nous permettre de développer notre potentiel géothermique.

Nous jouissons d’une stabilité politique, et d’une technologie modernisée qui nous permettra de composer avec la grande salinité de l’eau. Nous avons également des investisseurs américains, japonais, australiens et italiens qui sont prêts à nous accompagner. Nous sommes plus près d’atteindre cet objectif que nous ne l’avons jamais été.» a affirmé le ministre de l’Energie, Ali Yacoub Mahamoud.

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