FAO/MAEP-RH : L’introduction des cultures du figuier de barbarie à Djibouti

17 décembre 2017 11 h 11 min3 commentsViews: 17

Le palais du peuple a abrité mercredi 13 décembre dernier  la cérémonie de clôture d’un atelier consacré au projet d’introduction des cultures de variétés adéquates du figuier de Barbarie à Djibouti.  L’événement a regroupé sur place des femmes et hommes issus des cinq régions de l’intérieur, et de la capitale. Les unes et les autres ont écouté d’une oreille attentive les explications du représentant par intérim de la FAO à Djibouti et auprès de l’IGAD, Dr. E. Fallou Gueye, sur le programme de coopération technique en vue de l’introduction de la culture du figuier de barbarie sous les cieux djiboutiens. Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des potentialités du monde rural et de la promotion de la situation socio-économique de l’agriculteur. Il est en soi un appui supplémentaire de la FAO au processus de mise en œuvre d’initiatives propices au  développement durable et intégré des zones arides et semi-arides de Djibouti. Le rappel laisse entrevoir l’intérêt de la production  du figuier de barbarie  pour le contrôle de l’érosion des sols, et la consommation humaine et animale. Le figuier de barbarie ou cactus serait une plante miracle selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. « Le figuier de barbarie stocke de l’eau dans ses branches, ce qui en fait un puits botanique capable de fournir jusqu’à 180 tonnes d’eau par hectare, soit assez pour abreuver cinq vaches adultes en cas de sécheresse” selon la FAO.

Le figuier de Barbarie, une plante aux mille vertus. A l’instar des autres pays qui ont pris en considération l’intérêt de la plante, Djibouti a lancé un programme d’introduction de ce cactus dans différentes régions. Les résultats constatés restent encourageants. La mise en place d’un plan de développement de cette filière s’est  avérée  nécessaire afin de tirer profit des atouts du figuier de barbarie. Les cultures de cette plante aux milles vertus pourront servir de  pépinières fourragères durables pour Djibouti, pays d’élevage par excellence. Elles nécessitent l’appropriation des techniques adéquates dans la gestion de l’eau qui représente un défi pour tous les djiboutiens. Qu’ils vivent  en milieu agropastoral ou urbain. C’était du moins la conviction affichée du Dr. E. Fallou Gueye. Le haut responsable onusien a souligné que lescultures  du cactus sont autant de moyens qui permettent la conservation de l’eau, une denrée rare et précieuse. « Le figuier de barbarie est considéré comme une réserve vivante d’eau, puisqu’il a été démontré qu’alimenter un troupeau à base de cactus réduit de manière très significative, et devrait-on dire miraculeuse, ses besoins en eau. D’où le surnom de « plante miracle ». Certains l’appellent aussi « dromadaire végétal », a-t-il martelé avec insistance devant son auditoire. Le représentant par intérim de la FAO a par ailleurs déclaré que Djibouti disposait de zones à fort potentiel productif dans l’expérimentation des cultures du figuier de barbarie. « J’ai bon espoir que les résultats de ce projet répondront aux attentes des agriculteurs des régions arides et permettront d’enrichir la banque de données dans ce domaine», a-t-il conclu.

N. Kadassiya 

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