Faits Divers

11 octobre 2018 8 h 14 min6 commentsViews: 184

Infanticide pour une histoire de pension alimentaire

La semaine dernière, une triste histoire d’infanticide circulait un peu partout en ville. Tout commence quand la mère d’un jeune  enfant décide d’aller voir son compagnon pour lui demander sa pension alimentaire. Le jeune conjoint, laveur de voitures est énervé de la voir sur son lieu de travail. Il s’emporte et lui demande de s’en aller.

Quelques heures plus tard, il se rend chez eux pour récupérer leur enfant. La maman, qui travaille comme femme de ménage, avait confié la garde de son bébé à une amie. Celle-ci refuse à quatre reprises de lui remettre le nourrisson. La mère, avertie de la visite du père, arrive et les esprits s’échauffent. La mère, voyant que son compagnon ne veut toujours pas payer la pension alimentaire, décide donc de remettre l’enfant à son père. Il n’en faudra pas plus pour que ce dernier projette violemment le bambin âgé de moins de un an contre la chaussée. Alertés par la mère de l’enfant, les policiers du 1er arrondissement arrêtent le mis en cause devant la maternité Dar-El-Hanan. Suite au décès de l’enfant, la brigade criminelle prendra en charge l’enquête. Le prévenu  a été présenté devant le procureur de la République qui a ouvert une information judiciaire pour le chef d’inculpation d’infanticide. Le juge, traitant l’affaire, a finalement placé l’auteur de l’infanticide sous mandat de dépôt derrière les barreaux de la prison centrale de Gabode.

 

Des faux Viagra cachés sous des « mouchabags »

Faits Divers

Dans l’après-midi du samedi 06 octobre 2018, à l’arrivée du train, en provenance d’Ethiopie, la police des frontières et de l’immigration de Galileh découvrent des comprimés de contrebande dans les bagages d’une commerçante itinérante ou « charchari » dans les langues locales. Il s’agit de 150 paquets de faux Viagra de 100 mg et de 50 autres paquets de 50 mg. Les produits contrefaits  étaient cachés au fond d’une sacoche dans laquelle se trouvaient des « mouchabags », des sucreries très appréciées par les consommateurs djiboutiens. Lors de son audition, la jeune contrebandière a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Elle a avoué aux enquêteurs que ces médicaments prohibés étaient destinés à la vente au Quartier 1 de la capitale. Elle a acheté les faux Viagra à Dire-Dawa pour la somme de 2.250  birrs éthiopiens, soit l’équivalent de 11.000 de nos francs. La prévenue était déjà connue des services de police d’Ali-Sabieh pour des faits de contrebande de khat.

 

Quand le passé vous rattrape

Quelques années auparavant, un individu aurait tiré quatre balles sur un jeune homme. Mais celui-ci a survécu. Le tireur et le frère de sa victime se retrouvent à Djibouti de nos jours. Le présumé auteur de la tentative de meurtre voit son passé le rattraper. Quand il aperçoit de loin le frère de sa victime. Il s’empare  d’une grosse pierre et essaye de frapper le frère du jeune rescapé, pensant que ce dernier était à sa recherche. Les deux protagonistes finissent par atterrir au commissariat de police, sis au 4ème arrondissement de Balbala.  Confronté aux deux frères, le suspect tente d’y trouver une excuse à son geste devant les enquêteurs. Il a ainsi déclaré que le frère de sa victime d’antan avait tenté de le poignarder. Un mensonge qui n’a pas empêché les policiers d’éventer  le lourd secret de son passé. Lequel l’a finalement rattrapé. Bref, il a été arrêté  et incarcéré dans  la prison de Gabode pour menace de mort.

 

Maraboutage ou vol par hypnose ?

En début de semaine, une femme mature se présente au commissariat du 1er arrondissement. Elle est accompagnée de plusieurs inconnus ceinturant un jeune homme qu’elle accuse de l’avoir « marabouter » à des fins de subtilisation d’une somme de 14 000 FDJ. A l’entendre, la dame se trouvait quelques mois plus tôt devant l’ex laiterie. Lorsque deux hommes lui disent qu’elle a perdu quelque chose. Intriguée, elle leur demande alors de quoi il s’agit. Les deux types lancent sur le sol un petit sachet roulé en boule. S’en suivit un moment d’inconscience durant lequel la dame aurait remis la somme d’argent aux deux acolytes qui l’avaient accosté suivant la déclaration qu’elle a faite aux policiers. Deux mois s’écoulent, et la dame croise l’un de ses présumés « voleur » sur la place Mahamoud Harbi. Elle l’empoigne et appelle les badauds à l’aide. Ceux-ci ne se font pas prier. Ils interpellent le jeune homme. Ils conduisent le présumé suspect et sa présumée victime au commissariat de police, sis au 1er arrondissement de la commune de Boulaos dans la capitale.

Lors de son audition devant les policiers, la femme a affirmé qu’elle a conservé l’objet du maraboutage dont elle aurait été victime, c’est-à-dire le bout de sachet roulé en boule. Maraboutage ou vol par hypnose ? Il est difficile de démêler le vrai du faux dans cette affaire qui a finalement été réglée à l’amiable.

 

Attention au gardien chauffard !

Domicilié au Héron, le propriétaire d’un véhicule remet les clés à son gardien. Et ce afin qu’il puisse nettoyer la voiture. Une fois son employeur entré chez lui, le gardien démarre le véhicule… . Sa petite virée sera de courte durée. Car le chauffard au volant, qui ne sait pas conduire, propulse la voiture sur la porte d’entrée de la maison des voisins. Il sort indemne de la collision.Averti de la mésaventure de son gardien indélicat, le propriétaire du véhicule part porter plainte au commissariat de police du Héron. Le gardien chauffard est arrêté pour défaut de permis de conduire et dégradation de biens.

N. Kadassiya 

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