Entretien avec le Secrétaire Général de la fédération djiboutienne de pétanque : « La pétanque semble être à un tournant décisif »

12 octobre 2017 9 h 16 min0 commentsViews: 24

Mohamed Ali Abdillahi est depuis, le 15 octobre 2017 membre permanent du Comité Directeur de la Confédération Africaine de Raffa et Vice-président de la commission de la formation des arbitres et des éducateurs. Ce djiboutien de 55 ans est membre de la fédération Djiboutienne de sports de boules depuis 2010, en qualité de Secrétaire Général. Passionné de la pétanque il ne cesse de gravir les échelons du monde de la pétanque : joueur, Secrétaire Général. Dans cette interview, il évoque la situation de la pétanque, ses nouvelles fonctions et les perspectives d’avenir de la fédération.

Quel est l’état de la pétanque dans le monde et à Djibouti actuellement?

Le sport de boules est reconnu comme sport de haut niveau sur la scène internationale depuis avril 2003 et à cet effet il lorgne depuis belle lurette vers les jeux olympiques. Il attire de plus en plus les médias, se crée de nouvelles compétitions internationales, se densifie par la création de nouvelles fédérations sur les 5 continents. La pétanque, en particulier, semble être à un tournant décisif et aujourd’hui les joueurs deviennent de plus en plus professionnels. Mais, sur le plan national, nous sommes, encore malheureusement, au stade amateurs et l’inexistence des infrastructures et des clubs empêchent le sport de boules de se développer pleinement.

Quelle lecture en donnes-tu aujourd’hui et quels écueils devraient être évités à l’avenir ?

Comme j’ai souligné tout à l’heure, la pétanque est un sport d’élite et à ce titre comme tous les sports, elle requiert un cadre technique formé, des entraînements, un suivi des performances individuelles des joueurs et un cadre médical structuré tenant compte du dopage.

Récemment, vous avez participé au renouvèlement du Comité Directeur de la Confédération Africaine de Raffa. Quel profit avez-vous tiré de cette élection ?

L’élection s’est bien passée quoique les tractations aient été périlleuses. Aujourd’hui, je suis membre permanent du Comité Directeur de la Confédération Africaine de Raffa et Vice-président de la commission de la formation des arbitres et des éducateurs. Et je profite de cette occasion tous ceux qui m’ont soutenu en premier Son Excellence, Le Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, le Président de la Fédération et tout le staff du Secrétariat d’Etat.

Quelles sont vos perspectives par rapport à votre nouveau titre ?

D’abord, il y’a plus de responsabilités à assumer. Il nous faut donner plus d’élan à la fédération, mieux organiser les sélections des joueurs, mettre en place un calendrier d’entrainements, inciter de nouvelles personnes à intégrer la fédération et former des arbitres et encadreurs. Il nous faut aussi intégrer le sport de Raffa et la lyonnaise dans le paysage national et préparer des sélections compétitives pour les prochains rendez- vous continentaux et mondiaux surtout les U23. Enfin, il reste à développer le sport féminin et nous sommes aujourd’hui en phase initiale.

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