Entretien avec le directeur de la sécurité publique, colonel Omar Hassan Matane : « Il faut que les conducteurs aient un comportement responsable au volant»

10 janvier 2017 7 h 47 min0 commentsViews: 117

Depuis le début de l’année, la brigade de la circulation routière de la police nationale mène des opérations de contrôle de grande envergure sur les principales artères de la capitale. Pour en savoir plus sur les tenants et aboutissants de cette campagne, nous avons interviewé le directeur de la sécurité publique, le colonel Omar Hassan Matane.

La Nation : Mon colonel, on note ces jours-ci une forte présence policière le long des principales artères de la capitale… quelle en est la raison?

Comme vous avez pu le constater ces derniers temps, la police nationale a mis en place des contrôles routiers de grande envergure sur les principales artères de la capitale. En effet, nous sommes amenés à faire respecter les dispositions du code de la route en matière de circulation routière. Le premier code de la route a été promulgué en république de Djibouti le 14 juin 1980. Ce code a fait l’objet d’une réforme et en ce sens un  nouveau code de la route a été promulgué le 6 juin 2010. Toutes les dispositions relatives à la circulation routière sont prévues par ce nouveau code de la route.

Nous sommes  amenés à faire respecter les dispositions de ces textes. Je tiens à lancer un appel aux automobilistes pour respecter les dispositions prévues par ces textes. Comme nul n’est censé ignorer la loi, les dispositions de la loi existent et il faut les faire respecter dorénavant et nous allons continuer à renforcer nos dispositifs, nos opérations de contrôles routiers afin que tout le monde respecte ces dispositions. Il appartient aux automobilistes de respecter scrupuleusement ces dispositions.

La police a-t-elle entrepris une campagne de sensibilisation et les automobilistes ont-ils eu connaissance de cette loi ?

Les automobilistes, quand ils circulent sur la voie publique, savent très bien qu’il y a des dispositions légales. Par exemple, personne ne peut conduire un véhicule sans permis de conduire, personne ne peut utiliser une voiture sans une police d’assurance ; donc les gens savent très bien l’existence de ces dispositions légales. Mais il faut les faire respecter et ça, c’est le travail de la police, notamment la brigade de la circulation routière.

Nous sommes amenés à constater que certains automobilistes ne respectent pas les dispositions légales, par exemple aux feux tricolores. Il y a des automobilistes surtout ceux qui sont devant les autres véhicules, dès que le feu passe au rouge, ils ne respectent pas et chacun peut observer cette situation en ville.

Donc il faut que les gens fassent attention et nous sommes en train de mener une campagne de sensibilisation en utilisant les médias pour faire passer les messages. Les lois existent et nous sommes en train de faire justement un rappel à l’ordre et maintenant, il appartient aux gens de se conformer à ces dispositions.

Dites-nous quelles sont les amendes auxquelles sont exposés les auteurs des infractions routières ?

Par exemple, pour le non respect du feu rouge, l’amende est de 36 000 francs et l’immobilisation du véhicule jusqu’au paiement de cette contravention. Si les gens ne respectent pas la loi, nous sommes obligés d’assumer nos responsabilités. Nous sommes disposés à vulgariser les dispositions.

Si vous vous rendez au bureau de paiement des contraventions, vous allez constater que nous avons affiché les tarifs correspondant aux infractions en matière de circulation. Nous avons fait ces derniers temps beaucoup de déclarations à la télévision, à la radio et dans le journal La Nation pour exhorter les automobilistes à respecter la loi et dans le cas contraire subir les conséquences de leurs actes et infractions. Quand on ne respecte pas les dispositifs légaux, on commet ou on provoque souvent des accidents qui sont parfois dramatiques.

Il faut que les conducteurs sachent qu’ils ont une immense responsabilité et doivent en conséquence bien se comporter au volant. De par leurs attitudes irresponsables, ils occasionnent la mort, la désolation et aussi des graves blessures qui rendent les victimes handicapées ou mutilées à vie.

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