Elles ont dit…Moumina Houmed Hassan, ministre de la Femme et de la Famille

12 août 2018 8 h 54 min0 commentsViews: 18

« La république de Djibouti a commencé à célébrer cette journée en 2012. Et ce sont les veuves de nos martyrs de Doumeira qui ont bénéficié des dons de différentes sortes. En 2015, les femmes de Warabaley ont eu à leur tour de matériels d’autonomisation. Puis l’année suivante, les bénéficiaires de notre solidarité agissante ont été les veuves handicapées vivant dans la capitale. L’année dernière ce fut le tour des veuves de nos martyrs du contingent ‘‘Hiil Walaal’’. Alors, si les 4 premières années ont ciblé les veuves de la capitale, aujourd’hui pour l’année 2018, le ministère et le gouvernement de la République de Djibouti a décidé de célébré cette journée dans les 5 régions de l’intérieur. Nous avons débuté cette célébration par Arta.

reaction ministre De Femme

Dans le cadre de cet événement, le gouvernement de la république de Djibouti par le biais du MFF va remettre des caprins à 5 veuves dans chaque région. Chaque veuve aura 2 chèvres et un bouc.  Au total, 75 caprins seront remis cette année à 25 veuves.  Le but recherché à travers cette initiative est de permettre à ces veuves d’améliorer leurs conditions de vie et leur bien-être. Elles vont pouvoir lutter contre la malnutrition en donnant le lait de chèvre à leur enfant. Plusieurs critères ont été retenus donc pour sélectionner ces veuves. Nous avons donné la priorité aux  veuves ayant un enfant à besoin spéciaux et celles ayant beaucoup d’enfants en bas âge. Cette action va toucher au total 25 veuves dans toutes les régions de l’intérieur. Je profite de cette occasion pour adresser mes vifs remerciements à toutes les institutions qui ont contribué ainsi qu’à ceux et celles qui ont apporté leur appui pour la réussite de cet événement annuel dédié à la veuve».

 

 

Fatouma Banoyta Hassan, veuve  «J’ai 7 enfants en charge dont 2 enfants en moins de 5 ans. 5 sont scolarisés, 3 à l’école primaire et 2 au collège. Avant j’habitais à Dougoum avec mon mari, mais depuis son décès, j’ai déménagé à Tadjourah pour habiter avec ma famille. Je fais partie de l’association des artisanes de ce village. Mais je confectionne ici des sacs, des chapeaux de différentes sortes.

Reaction FATOUMA BANOITA HASSAN

J’habite dans une petite maison en location qui est en tôle ondulé que je partage avec ma famille par manque de moyens et de revenus. De son vivant, mon mari ne travaillait pas car il était au chômage. En plus j’ai eu une formation de fromager. Une partie du lait de chèvre me servira à nourrir mes enfants surtout ceux qui ont moins de 5 ans et avec l’autre partie je fabriquerai du fromage de chèvre que je vendrai. L’argent, tiré de la vente du fromage et celle des produits artisanaux me permettront d’améliorer l’ordinaire de  mes enfants. Qu’Allah assiste notre gouvernement pour cette aide précieuse».

Propos recueillis par Rachid Bayleh

 

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