Djibouti : Une puissance énergétique régionale en devenir

25 mai 2017 8 h 55 min0 commentsViews: 491

« Japaan kacadey Jabuuti » ou « Djibouti aussi lumineuse que le Japon » a été depuis toujours l’inaccessible rêve que partageait en commun les générations djiboutiennes successives et ce, à partir du premier jour de la création de Djibouti. De la plus ancienne à la plus récente génération, cette espérance était une préoccupation permanente qui transcendait les générations. Et Comme dans un relais, ce rêve a été le témoin que chaque génération transmettait à la suivante. Afin de rendre ce rêve accessible à son peuple. Tel un De Gaule se levant contre l’esprit de la défaite et de la désolation d’une France vaincue et occupée lors de la seconde guerre mondiale et dont certains croyaient profondément l’irréversibilité de la situation. Le Président Guelleh se lance dans un processus de lutte frontale contre l’état de fait. Il bouleverse l’échiquier du néocolonialisme et affronte l’impossible pour reconquérir en fin de compte une indépendance accomplie. C’est qui fût fait.

Cette prise en main patriotique de la décision souveraine du pays est synonyme de la concrétisation par le Président IOG du rêve de toutes les générations  djiboutiennes du passé comme du présent. Une telle espérance consistait de voir un jour la République de Djibouti occupée une place de choix dans le concert des nations et ainsi devenir: Japaan kacade « aussi lumineuse que le Japon ». En effet, le Président IOG, l’homme de son temps, père la modernisation de la patrie et de l’indépendance diplomatique, a arrêté depuis mai 1999, une stratégie ambitieuse, multidimensionnelle et globale. Cette démarche a pour mission de développer son pays en le plaçant au cœur de la géopolitique mondiale. Tel un Chirac qui parcourait le monde pour vendre la France. Le Président IOG a entrepris un long périple qui lui a permit de parcourir la planète d’Est en Ouest, du Nord au Sud. Dans tous ses déplacements, le leader djiboutien a été motivé par une seule priorité : développer Djibouti en faisant sauter les verrous et autres carcans hérités de l’ère coloniale et du monde bipolaire qui condamnaient notre pays dans un inextricable sous-développement.

Dans sa démarche, le chef de l’Etat n’a épargné aucun effort pour inscrire pleinement sa jeune nation dans la philosophie du moment qui outrepasse les frontières qui est connue sous l’appellation de la « mondialisation ». Partant de là, il a mis en place le concept de la diplomatie indépendante, optimale et globale ″IOG″  et qui a pour fondement le déclenchement d’une politique d’ouverture et de coopération avec toutes les nations sans exception. De ce fait, de nos jours, les liens de Djibouti avec le monde s’étendent dans tous les continents. De plus, pour raffermir sa vision globale visant à faire émerger le pays, il y ajoute aux deux axes préexistants concoctés par les pères fondateurs à savoir la neutralité positive et l’appartenance pluriculturelle de Djibouti d’un nouvel axe qui revêt d’une importance capitale : Il s’agit de la valorisation de la situation géographique hautement stratégique de Djibouti en rendant opérationnel le concept de la rente géostratégique.

Ainsi, toutes les puissances militaires régionales ou internationales présentent sur le sol national sont assujetties à une redevance annuelle. Seul le génie de notre Président a rendu possible la  cohabitation de telles forces dans un territoire aussi restreint comme le notre tout préservant les intérêts de chaque nation hôte.

En outre, la matérialisation effective du projet présidentiel concernant le mécanisme fonctionnel du système de transport multimodal « terre, air et mer » répond à la nécessaire impérative de réaliser l’inter connectivité régionale. De même, cette réalisation traduit non seulement la volonté politique de Djibouti d’être pleinement au service de son hinterland mais aussi son désir de s’affirmer comme l’incontournable trait d’union entre le monde et les pays de la sous-région.

Toutefois, l’ambition que porte le Président pour notre pays ne s’arrête point ici. Car toutes les réalisations mentionnées plus haut ne constituent aucunement une fin en soi pour le leader Djiboutien. Il s’est lancé un autre défi de taille. Il s’agit d’accélérer le développement de la République en exploitant souverainement toutes les ressources énergétiques propres dont dispose la patrie. Un tel projet vise à faire de Djibouti une nation  développée, attrayante et lumineuse. Une telle entreprise consiste à hisser notre nation au rang des puissances en énergies propres et renouvelables. Ce chantier demeure l’un de ses principaux défis pour son nouveau quinquennat.

…Des atouts en énergies propres

En effet, bien plus qu’une position géographique avantageuse, la République de Djibouti se caractérise par ses innombrables atouts en énergie renouvelable. L’exploitation d’une telle richesse pourrait accélérer le développement économique de Djibouti d’une part et lui permettre de devenir une puissance énergétique majeure dans la sous-région, d’autre part. Aussi, en ce temps où toutes les nations de la planète se déclarent déterminer à lutter contre le réchauffement climatique en adoptant une politique privilégiant l’énergie propre à l’échelle mondiale. La République de Djibouti s’est engagée résolument dans cette démarche en assumant sa part de la préservation de notre globe. Dans ce sens, le président IOG a ordonné la mise en place d’une nouvelle perspective énergétique dont la finalité consiste à exploiter rapidement et résolument ces atouts incommensurables en énergie propre dont regorge notre République. Parmi ces donations intarissables de Dieu, il y a: l’énergie solaire, la géothermie et l’éolienne. S’agissant de l’énergie solaire, c’est une formidable aubaine pour notre pays qui est réputé d’être l’un des points le plus chaud du globe, d’exploiter cette source intarissable du soleil puisqu’il en bénéficie abondamment tout au long de l’année. C’est ne plus un soleil hypocrite dont les rayons ne transpercent pas fortement la peau comme il se plaisait à répéter un ami africain sous le ciel européen. En République de Djibouti, nous avons l’incroyable privilège d’avoir  du soleil fort tapant 365 jours par an. Cette chaleur insupportable et souvent décriée comme un handicap pour l’activité humaine, aujourd’hui, nous pouvons l’amadouer pour en faire un pivot de notre développement. Quant à la géothermie, les forages se multiplient et donnent des résultats de plus en plus encourageants. C’est un projet prioritaire pour le chef de l’Etat Djiboutien.

En ce qui concerne, l’énergie éolienne, notre pays est bien positionné car il bénéficie le vent du Nord venant de la Méditerrané en passant la Mer rouge d’une part ; et celui venant du Sud et Sud-Est de l’Océan indien en passant par la Mer arabe. Forcer de constater que l’exploitation de telles ressources placera notre République dans une perspective futuriste enviable sur l’échiquier régional et mondial. La finalisation de ce projet gigantesque apportera une réponse sans équivoque aux deux soucis majeurs auxquels notre pays accorde une priorité absolue : Dans une part, il s’agit  d’honorer les engagements pris par notre pays vis-à-vis de la communauté internationale dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique. Et d’autre part, par le biais des énergies renouvelables garantir une indépendance énergétique qui sera le moteur et l’accélérateur développement économique de la patrie. De plus, la combinaison de l’exploitation de ces trois énergies au demeurant intarissables jusqu’au dernier jour de la vie sur la planète hissera sans nul doute notre pays au rang des nations usant judicieusement ces énergies pour son développement et pourquoi pas Djibouti pourrait en devenir exportatrice. Trop optimiste me diriez-vous ?

Devant la volonté de l’homme et la disponibilité de la technologie appropriée et accessible, il n’y a point obstacle. Une telle perspective rendra Djibouti si puissante et si attrayante et l’inscrira à jamais dans la cour des grandes nations du monde. Ce tableau idyllique de notre nation auquel il faut ajouter sa position géographique exceptionnelle fera de notre pays une puissance incontournable et multidimensionnelle.

En effet, la conjonction entre la position géographique avantageuse et l’exploitation de nos ressources énergétiques propres mais aussi hydrauliques prédestine la République de Djibouti à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans la sous- région tout comme sur la scène mondiale. Mais en cas où ce devenir si puissant, si agréable et si attrayant de notre pays provoquerait chez les uns comme jadis de la convoitise malveillante. Il saura, arme à la main, prendre ses responsabilités, comme il en a fait la démonstration  dans un passé récent. Dans cette optique, notre nation reste et restera plus que jamais hermétique face aux ambitions des forces inamicales. De plus, eu égard aux intérêts qu’elle représente pour la communauté internationale, Bab- Al- Manda oblige, la sécurisation de cette portion de territoire située dans la Corne de l’Afrique et hautement stratégique, n’est plus désormais du ressort exclusif des Djiboutiens.

…Un rêve de toujours rendu plausible par le Président IOG. Japaan kacadey Jabuuti  ″aussi lumineuse que le Japon″ se plaisait à répéter fièrement les anciens à nos oreilles encore innocentes aux compétitions foudroyantes entre les nations. Et c’est bien plus tard, alors que nous étions sur les bancs des universités en quête du savoir dans des pays lointains que le désir de nos pères  trouve toute sa signification dans nos esprits interrogatifs. Dans ce sens, il y’a lieu à reconnaitre que les anciens semaient en nous la fibre du patriotisme qui sommeillait en chacun de nous. Ils nous traçaient ainsi, l’objectif à atteindre et qui n’était rien d’autre que de rendre notre pays aussi lumineux que le Japon. En d’autres termes, les anciens nous sensibilisaient assurément à développer Djibouti comme le Japon. Après tout, l’espérance de l’homme n’obéit aucune limite, elle dépend simplement de son objectif, de son effort et de sa volonté de le concrétiser. De ce fait, bien que l’idée soit noble dans son essence, elle n’en demeurait moins un défi considérable. A notre tour, nous nous sommes mis à en rêver sérieusement un tel dessein pour notre patrie. Lors de nos débats estudiantins sur le devenir de Djibouti, nous étions partagés comme toujours dans pareil cas, entre volontaires et sceptiques au sujet de l’incontournable espoir des anciens : Japaan kacadey Jabuuti,

En effet, face à cette campagne savamment orchestrés par nos pères, certains d’entre nous et notamment les partisans du moindre effort  prétendaient qu’un tel propos n’était aucunement un projet ambitieux mais tout bonnement le résultat hasardeux d’une rime poétique approximative. N’en déplaisent aux sceptiques ! Car de nos jours aussi, il y’en a  certains qui s’aveuglent sciemment de la vérité lorsqu’il s’agit de constater l’extraordinaire niveau de développement multisectoriel réalisé en un temps record par notre pays, sous le leadership du Président IOG.

Par ailleurs, une célèbre chanson somalienne   appuyait merveilleusement les dires des anciens mentionnés plus haut, et qui précise que ″qayrka darajaduhelay rabbi kumadidine ee dadaal gadhi dontidey″. Aussi, le sens de cette chanson se trouve en symbiose avec le message de Martin luter King qui disait en s’adressant aux noirs américains : ″ si un homme à plus trois siècle de retard sur les autres, il devra faire un tour de force impossible pour rattraper son retard ″. En d’autres termes, ″rien n’empêche à une nation d’atteindre au sommet du développement à l’instar des  pays qui sont cités en exemple de nos jours tels que : le Japon, la Corée du Sud, Hong Kong, Abu-Dhabi ou le Singapour etc.

Ces nations ont pu vaincre les défis qui se sont dressés devant elles en adoptant une ligne directrice imperturbable qui exige avant tout, une volonté durable, une vision limpide et un effort permanent. De ce fait, le succès des nations dépendent exclusivement de la vision que portent leurs leaders et le degré de la conscience patriotique de leurs peuples sensés de l’accompagner. C’est le cas de notre nation sous le leadership du Président IOG. Une telle formulation atteste avec justesse l’extraordinaire ambition que nos pères nous ont léguée comme héritage indélébile gravé à jamais dans notre esprit collectif. Un tel rêve qui paraissait si loin et inaccessible été parfaitement réalisé par le Président IOG. Qu’il en soit congratulé chaleureusement et applaudit très fortement.

Dans cette optique, il y a lieu à rappeler ici que jadis les colons avaient qualifié notre pays de » l’enfer sur terre, contrée inhospitalière au paysage fait des cailloux volcaniques et inapte à la vie de l’homme » etc. Néanmoins, malgré cette négation, notre peuple n’a cessé y vivre et de le sillonner sur toute l’entendue de ce territoire. Face à ce tableau noir brossé par ces colonisateurs partisans de la supériorité d’une race sur les autres ainsi que leur mission civilisatrice. Le Président IOG apporta un démentit cuisant à ces derniers en faisant de son pays un centre de convergence pour toutes les superpuissances économiques et militaires de la planète mais également une destination touristique en devenir.

A ce propos, un ministre français résuma les avantages dont dispose notre pays en précisant que « la République de Djibouti est faite du soleil, des montagnes, des plaines et de la plage ». Quel beau tableau à méditer, notamment par le département du tourisme !

De plus, l’ensemble de ces nobles propos des anciens  demeure la pièce maitresse sur laquelle s’articule  la politique du leader Djiboutien et s’inscrit harmonieusement dans la vision du poète arabe préislamique Labid qui disait :″ Nous sommes d’une tribu [une nation]  à la quelle ses pères ont imposé comme une loi de faire moisson de hauts faits″.

Devant ces innombrables réalisations du président IOG en un temps record, « Ku dhallay » ou ″fils béni″ auraient s’exclamé nos pères s’ils étaient de ce monde.

Djama Omar Idleh, chercheur au CERD 

Leave a Reply


Trackbacks