Djibouti – Un nouveau modèle de croissance

29 juin 2014 12 h 11 min1 commentViews: 731

Le projet sur la gouvernance et le développement du secteur privé, conçu conjointement par le Ministère de l’Economie et des Finances et le bureau local de la Banque mondiale, sera pour les investisseurs le signe que Djibouti tient absolument à améliorer son environnement des affaires. Il bénéficiera d’un crédit de deux millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), d’environ 500 000 dollars de financement parallèle du fonds fiduciaire de l’initiative FIRST qui ciblera l’accès au financement, de 300 000 dollars de la Société financière internationale (IFC), l’institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans les opérations avec le secteur privé  et d’une contribution du gouvernement djiboutien estimée à 1,2 million de dollars.  

Le groupe de la Banque mondiale a annoncé lundi 23 juin dernier à Washington l’approbation du projet de financement, d’un montant de quatre millions de dollars américains, au titre de l’appui des efforts déployés par le gouvernement de Djibouti pour attirer les investissements étrangers et améliorer le cadre de l’activité économique dans le pays.

Le projet contribuera au renforcement des mécanismes de règlement des différends, devra faciliter l’accès aux financements et accroître les capacités de gestion et de mise en œuvre de projets de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI).

« Au cours des dernières années, Djibouti a reconnu le potentiel du secteur privé à stimuler la croissance et l’emploi comme moyen de lutter contre des taux de chômage et de pauvreté qui demeurent élevés », a déclaré Homa-Zahra Fotouhi, représentante-résidente de la Banque mondiale à Djibouti.

«  C’est le premier projet commun de l’IDA  et de la SFI, rassemblant ainsi les forces combinées du Fonds du Groupe de la Banque pour les pays les plus pauvres et de la principale institution de développement au service du secteur privé en vue d’appuyer le développement économique et social de Djibouti », a-t-elle indiqué en substance.

Le projet sur la gouvernance et le développement du secteur privé conçu en collaboration étroite avec le ministère des Finances sera pour les investisseurs le signe que Djibouti tient absolument à améliorer l’environnement des affaires.

Il bénéficiera d’un crédit de deux millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), d’environ 500 000 dollars de financement parallèle du fonds fiduciaire de l’initiative FIRST qui ciblera l’accès au financement, de 300 000 dollars de la Société financière internationale (IFC), l’institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans les opérations avec le secteur privé et d’une contribution du gouvernement djiboutien estimée à 1,2 million de dollars.

La démarche antérieure qui consistait à asseoir l’économie du pays sur une croissance à forte intensité de capital et sur l’investissement étranger n’a pas contribué à créer suffisamment d’emplois pour une population nationale relativement peu nombreuse mais en expansion.

Le rapport de la Banque mondiale, intitulé  » A New Growth Model for Djibouti », achevé en 2013, a permis de recenser plusieurs secteurs qui pourraient potentiellement constituer des sources de croissance : télécommunications, pêche, tourisme et transport.

Par ailleurs, un certain nombre d’obstacles à la croissance du secteur privé ont également été mis en évidence par le rapport, notamment des pesanteurs administratives excessives, un code fiscal à caractère punitif et un accès au financement restreint.

Depuis la publication du rapport, des spécialistes du Groupe de la Banque mondiale travaillent étroitement avec des homologues djiboutiens à l’élaboration de l’actuel projet qui s’attaquera aux obstacles identifiés et contribuera à créer un environnement susceptible de favoriser des opportunités de croissance à saisir.

(Source : BM) 

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