Djibouti Démocratisation de l’accès au logement décent : Un droit humain et non un rêve

6 décembre 2018 8 h 32 min0 commentsViews: 64

Le chef de l’Etat a déclaré 2018 comme l’année du logement à Djibouti. Le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, a fait de l’accès de chaque ménage djiboutien au logement décent une priorité nationale. C’est pourquoi les inaugurations de logements sociaux et le lancement des travaux de futures cités  résidentielles sont toujours d’actualité. Hier, c’était  la pose de la première pierre  par le Président de la République d’un projet de construction de 500 logements  sur les 1000 logements programmés sur le site de PK13 avec le concours du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES).

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Cette cérémonie a vu la participation de la Première Dame et présidente de l’UNFD, Kadra Mahamoud Haid, du président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ali Houmed, des membres du gouvernement, dont le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, le ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de l’Environnement, Moussa Mohamed Ahmed, la ministre déléguée au Logement, Amina Abdi Aden, et de nombreuses autres personnalités.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le Président de la République a d’emblée affirmé que « l’accès au logement ne doit pas être un rêve, c’est un droit humain. Nos compatriotes doivent avoir accès à un logement à prix abordable en fonction de leurs revenus».

Démocratisation de l’accès au logement décent (1)

Pour le chef de l’Etat, la pénurie en logements creuse les inégalités au pays. Cela empêche la mobilité sociale et empêche les personnes de réaliser leur potentiel.

Les jeunes, ou encore les ménages modestes, sont les premiers à souffrir de la crise de l’immobilier ou du prix du foncier, devenu exorbitant.

Et cela sape chez eux quelque chose de moins tangible mais tout aussi important : le rapport à la communauté, le sens de l’appartenance, de la responsabilité qui découle de la possession de son propre logement ou de la location immobilière à long terme à un prix abordable.

Résoudre la crise du logement : une priorité pour le gouvernement. « Devant l’inflation et les tensions qui agitent le secteur de l’immobilier, nous n’avons de choix que celui de construire. Encore et toujours. Nous devons donc poursuivre nos efforts pour faire beaucoup mieux», a martelé avec insistance le Président Guelleh qui a rappelé que l’action doit être au cœur des initiatives du gouvernement.

« Agir sur tous les fronts, sur tous les paramètres qui entrent en compte dans l’accession à la propriété en continuant à rendre disponible le foncier, en assouplissant les règles et les procédures en matière construction et l’accès aux financements à  travers l’abaissement des taux d’intérêts pour les primo-accédants et ce, dans le cadre de négociations avec le secteur bancaire. »

Le Président de la République a conclu son allocution en  ces termes : « La volonté qui est la nôtre, la volonté qui est la mienne c’est d’aller jusqu’au bout. De mettre en place tous les outils pour qu’en matière de réponses aux djiboutiens sur l’habitat, nous soyons là aussi à la hauteur des exigences de nos compatriotes. »

De son côté,  le  ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de l’Environnement a indiqué que la construction de 500 logements sociaux, financés par le FADES, arrive à point nommé et contribuera grandement aux actions de résorption du déficit en logement. M. Moussa Mohamed Ahmed a mis en exergue que ces logements seront réalisés sous la supervision de l’agence de réhabilitation urbaine et de logements sociaux (ARULOS) et avec l’appui technique de la direction de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat (DATUH). « Notre souhait est que, dans un proche avenir, l’ARULOS puisse elle-même procéder à la construction des logements sociaux avec ses fonds propres. Cet autofinancement permettrait de réduire le déficit en logements sociaux», a-t-il affirmé. A l’entendre, la construction de ces 500 logements s’inscrit dans le cadre d’une vision de diversification des offres en termes de logements afin de répondre aux besoins de toutes les catégories sociales constitutives de la société Djiboutienne.

Devoir d’inventaire et projections. Pour sa part, la ministre déléguée au Logement, Amina Abdi Aden, a évoqué la réforme des cadres réglementaires et opérationnels de la production du logement, notamment la redéfinition des missions de la Société Immobilière de Djibouti et du Fonds de l’Habitat qui a pour objectif la mise en œuvre de solutions correctives pour augmenter la construction de logements sociaux et l’aménagement de parcelles. Aussi, elle est revenue sur les nombreuses réalisations de son département ministériel au cours de l’année dont, entre autres, la remise de clés pour 540 ménages à Djibouti et 30 à Ali Sabieh, la mise en vente des 224 appartements sur financement du programme d’investissement national (PIN), l’attribution d’environ 2900 parcelles situées à Barwaqo 2 et sur ce site de PK13.  Sans omettre  le lancement des travaux de  construction de 840 logements au début de cette année qui est allé de pair avec  la viabilisation en cours de 160 hectares à Balbala Sud  et du lotissement Nagad100 ha de la SID.

Selon  Mme Amina Abdi,  de nouveaux chantiers  de construction de logements doivent voir le jour très bientôt, tels que les 500 appartements sur un don de la Chine ou le programme de 8000 logements sur le site de Balbala Sud.

Enfin, elle a tenu à exprimer ses remerciements et sa gratitude  au chef de l’Etat pour son  appui constant qui permet à son département  d’avancer dans la concrétisation  des engagements pris en faveur d’un logement décent pour chaque famille djiboutienne.

Un projet de grande envergure. Pour ce qui est de la construction future de ces 1000 logements au PK13. Lesquels disposeront d’équipements publics standards comme un centre de santé, un poste de sécurité, une antenne de la protection civile, une gare routière, un centre de développement communautaire, un centre de sports et de divers espaces de jeux récréatifs. Une crèche pour les tous petits et une école maternelle complètent l’ensemble des équipements socio-collectifs projetés.

La première phase consiste à la réalisation de 500 appartements dont 440 appartements sont financés par le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social et le reliquat sera pris en charge par l’Agence de Réhabilitation Urbaine et du Logement Social (ex-Fonds de l’Habitat). Dans le cadre de cette politique de construction de logements sociaux et avec la participation technique et financière du FADES, le projet vise à édifier 440 logements de type F4 et F3 de standing modeste en début 2021, conçus selon des critères architecturaux bio climatiques offrant un confort thermique économique. Les 440 logements sont organisés sous forme de 55 bâtiments R+3 comprenant 8 appartements chacun.

Le projet prévoit la construction de 70 bâtiments de 4 niveaux (Rez de Chaussé et 3 étages desservis par un escalier central sans ascenseur) de type F3 et F4.

A terme, sur une surface totale de la zone du projet d’environ 13 hectares, le projet doit fournir 500 logements de standing moyen, conçu sur la base de concept bio climatique améliorant le confort thermique des habitants.

Ce projet s’inscrit en droite ligne du vaste programme de construction de logements sociaux, initié par le Président de la République afin de mieux satisfaire la forte demande en logements constatée dans notre pays.

La fondation IOG pour le droit au logement fournit aussi un travail formidable afin d’aider de nombreux djiboutiens à sortir de l’habitat précaire.

Kenedid Ibrahim 

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