Coopération de pêche sino-djiboutienne : Le savoir-faire chinois au service de l’aquaculture

19 septembre 2017 7 h 33 min8 commentsViews: 105

Mercredi et jeudi dernier ont eu lieu dans la salle de conférence de la direction de la pêche les travaux d’un atelier  de présentation des résultats de la coopération sino-djiboutienne dans le domaine de la pêche. Ces travaux ont réuni des experts chinois, les dirigeants de la direction de pêche du ministère de l’agriculture, les membres des coopératives ainsi que des opérateurs privés officiant dans ce domaine.

Le coup d’envoi de ces travaux a été donné par le directeur de la pêche, M. Ahmed Darar qui a indiqué que « si la pêche artisanale a fait l’objet  jusqu’à présent d’une attention particulière des pouvoir publics, on constate ces temps-ci de la part des  autorités Djiboutiennes la volonté de promouvoir de nouvelles formes de production par le développement de l’aquaculture marine, une filière restée marginale par manque de savoir-faire.»

Il a par ailleurs  admis que l’aquaculture pouvait jouer un rôle important en tant que source directe d’aliments nutritifs accessibles aux pauvres, et en tant qu’activité génératrice d’emplois et de revenus pour ces populations.   Ahmed Darar a également souligné que  dans cette optique, une assistance technique avait été demandée à l’ambassade de chine pour la mise en place d’un projet pilote de cages flottantes de grossissement de dorades à Doraleh. Dans ce cadre, il faut noter que depuis plus de deux ans, une équipe d’experts chinois spécialisés dans le grossissement de poissons marins à travers l’utilisation des techniques d’aquaculture, est à pied d’œuvre. Ils apportent leurs expertises aux techniciens de la pêche du ministère de l’agriculture.

Le directeur de la pêche, M. Ahmed Darar, a remercié M. Li Shuhan, responsable de l’équipe d’experts chinois ainsi que le bureau économique de l’ambassade de Chine.

Durant ces travaux, M. Li Shuhan a présenté des rapports sur les résultats de la coopération de pêche sino-djiboutienne, les actions réalisées, les résultats encourageants obtenus ainsi que les perspectives d’avenir dans ce domaine.

Il a également mis l’accent sur le programme de formation mis en œuvre au profit des Djiboutiens.

Il y a lieu de noter que l’aquaculture marine est plus difficile à mettre en œuvre que l’aquaculture terrestre car le milieu aquatique  est un milieu dynamique qui présente beaucoup plus de variables que le milieu terrestre mais les résultats des projets pilotes réalisés avec le concours des Chinois s’annoncent prometteurs, selon les initiateurs.

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