Concours de jeunes talents: Le point de vue d’un artiste

6 novembre 2013 8 h 17 min0 commentsViews: 1275

Le concours de jeunes talents musicaux  organisé par la RTD en collaboration avec le Secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports  est entré  dans sa phase finale.  Samia, jeune fille assajog,  a été couronnée jeudi dernier en reprenant de façon surprenante une chanson des années 80 interprétée au début par Habiba Belbelaf. Elle était incluse dans une pièce de théâtre écrite par le défunt poète Aden Dirieh ‘’ Dacar’’ en 1982. Pour en savoir plus sur ce concours, nous avons interviewé  la star du moment de la chanson Djiboutienne d’expression somali, M. Moussa Olad Bouh,  alias  ‘’Xabad ‘’. Interview…

La Nation : Xabad, comment jugez-vous ce concours de chanson organisé par la RTD ?

Xabad : Bien. Et je trouve que ce concours, le premier du genre organisé par la RTD, est  une belle initiative.  En Somalie, il y avait le hit parade intitulé « Heesaha Hirgalay » dans les années  70. Actuellement, c’est la République de Djibouti qui domine l’art musical de la région, que ce soit afar ou somali. Il est normal qu’on crée ce genre de programmes à Djibouti.

Vous êtes l’idole de toute une génération.  Comment trouvez-vous  le niveau de ce concours ?

Le concours est plutôt d’un bon niveau. C’est pratiquement tout le pays qui est mobilisé. La télévision djiboutienne est suivie de près par toute la famille dans chaque foyer, que ce soit dans la capitale, en province ou même dans la région. C’est un programme attractif, inédit. Et je dis un grand bravo à l’initiateur de cette idée et aux producteurs. Il s’agit donc d’un premier pas.

Jeudi dernier, une jeune artiste de la ville d’Ali Sabieh  a remporté ce concours. C’est une première…

Rien de surprenant.  La ville d’Ali-Sabieh est une ville qui aime l’art. Elle possède un potentiel artistique énorme.  Personnellement je ne vois rien de surprenant à cette victoire. Rappelez-vous la troupe « Caarey » des années soixante-dix. Lors des années de lutte  pour l’indépendance.

Comment vous trouvez le jeune Abdillahi de votre quartier, Kartileh. L’avez-vous vu se battre ?

Je  l’ai  trouvé magnifique. C’est un vrai artiste qui a un talent énorme. Il m’a attiré. Il a une belle  voix et une présence sur scène.

Parlons maintenant de la musique afar…

C’est Tadjourah,  la ville blanche qui domine. En deuxième position on trouve la ville de Dhikil. Rappelez-vous que  c’est Dinkara qui a plané sur la musique Djiboutienne d’expression afar.

Elle a constitué notre porte-drapeau pendant plus de 25 années sur la scène internationale. Oui, mais la troupe semble avoir disparu, notamment depuis le décès d’Abdallahleh.

Dans notre culture, il y a deux hommes. L’un est appelé « Didiye » et l’autre «Dabaleh » Abdallaleh était la pièce centrale de la troupe artistique Dinkara ».  Son œuvre reste et le groupe peut continuer l’aventure, je crois, même si la mort d’Abdallah constitue une perte immense. Justement, votre première troupe, Degaan, n’est plus visible sur la scène musicale nationale.

Caws  et le défunt «Resto» étaient les piliers centraux de la troupe.  C’est cette troupe  qui avait lancé deux vedettes et précisément « Nour Daalay» et Hassan Wado. On a souvent reproché à cette troupe son peu d’engagement. Mais actuellement c’est « Mako » «Deegan » qui poursuit l’aventure à sa manière et  sous d’autres cieux.

HAD

 

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